Bienvenue sur le site des Togolais en Suisse. S'unir pour un épanouissement communément avantageux Union-Paix-Amour

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gabon : l'opposition avance le chiffre d'au moins 15 morts à Port-Gentil
LIBREVILLE (AFP) - 09.09.2009 La ministre de la Communication gabonaise Laure Olga Gondjout a confirmé mercredi le bilan officiel de trois morts lors des violences post-électorales à Port-Gentil (ouest) et demandé à l'opposition, qui avance le chiffre de 15 morts, d'apporter "des preuves".

La controverse sur le bilan des violences à Port-Gentil (ouest) après l'élection d'Ali Bongo à la présidence du Gabon a redoublé mercredi, l'opposition avançant au moins 15 morts, les autorités maintenant trois tués.
Pierre-André Kombila, médecin de formation, député et figure de l'opposition, a fait état d'informations en provenance de la morgue de l'hôpital de Ntchengue, au sud de la cité pétrolière, "où il y avait 15 corps", a-t-il déclaré à l'AFP.
Selon lui, cette morgue "est pleine. Il nous reste à voir celle de l'hôpital Paul Igamba". "Il y a eu plusieurs dizaines de morts à Port-Gentil, selon les différents témoignages que j'ai reçus", a-t-il ajouté.
Candidat à la présidentielle de 1998 et plusieurs fois ministre, M. Kombila a soutenu à la dernière présidentielle l'opposant Pierre Mamboundou, dont Port-Gentil est un fief.
Il contredit ainsi le chiffre officiel de trois morts dans les violences qui ont secoué la capitale pétrolière du Gabon du 3 au 6 septembre après l'annonce de la victoire de Bongo.
Selon un décompte de l'AFP, les troubles ont fait au moins six morts.
"Je me bornerai à reprendre les indications données par le ministre de l'Intérieur. C'est un bilan de source hospitalière. Il s'agit bien de trois morts. Ce ne sont pas des morts dus à des échanges avec des forces de sécurité", a répondu la ministre de la Communication gabonaise Laure Olga Gondjout lors d'une conférence de presse.
Si M. Kombila "parle de 15 morts, il faudrait quand même qu'il étaye ce bilan. A ce niveau de responsabilité, il ne faut pas tenir de tels propos simplement pour envenimer la situation. Ce débat est terminé, on a tourné la page. Il y a maintenant un président élu", a-t-elle ajouté.
Elle a accusé M. Kombila d'avoir une "part" de responsabilité dans "ce qui est arrivé".
"Ce sont ces personnes qui ont utilisé les medias, instrumentalisé certains journalistes pour appeler à la haine, à l'insurrection. Malheureusement ce sont des jeunes Gabonais qui vont devoir répondre devant la justice alors que les meneurs sont tapis dans leur domicile", a-t-elle déclaré.
Cette haute responsable a aussi balayé la rumeur de corps jetés en mer par des hélicoptères de l'armée, évoquée par M. Kombila. "Qu'est-ce qu'il attend pour saisir la justice? (...) Qu'il apporte plus de preuves à ces déclarations", a-t-elle dit.
Au sujet d'une enquête internationale réclamée par l'opposition, la ministre a affirmé qu'il n'y avait "pas de gêne" à ce qu'il y en ait une. Dimanche, le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou s'était dit "prêt à accepter" une enquête.
Selon la ministre, "plus d'une centaine" de personnes ont été interpellées à Port-Gentil, alors que M. Kombila a avancé lui le chiffre de 311, dont une vingtaines de femmes.
Dans la capitale pétrolière, la situation semblait se normaliser.
"Presque tous les commerces sont ouverts, la plupart des entreprises retravaillent, on retrouve l'activité au port", a affirmé mardi soir à l'AFP le consul de France à Port-Gentil, Pierre Blondel.
Selon les résultats officiels, validés le 4 septembre par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo, fils du président défunt Omar Bongo, a été élu pour un mandat de sept ans avec 41,73% des suffrages, devant André Mba Obame (25,88%) et Pierre Mamboundou (25,22%). Ces deux derniers revendiquent la victoire.
Les candidats battus disposent de 15 jours, à partir de la validation par la Cour, soit jusqu'au 19 septembre, pour déposer des recours contre le résultat.

Hannibal Kadhafi: les excuses de Berne qualifiées d'"humiliation" par la presse
Les excuses du président suisse à la Libye pour l'arrestation en juillet 2008 d'Hannibal Kadhafi sont une "humiliation" pour la Confédération qui a dû "capituler" devant le leader libyen en reniant l'Etat de droit, estimait vendredi la presse helvétique.
Les journaux suisses ont rivalisé de métaphores pour exprimer leur consternation pour ces excuses destinées à mettre fin à un contentieux qui a conduit à rompre les relations entre les deux pays.
"La Suisse à genoux devant Kadhafi", titrait ainsi le quotidien 24 heures tandis que Le Temps parle de "reddition" et La Tribune de Genève de "pantalonnade".
"Douze mois après (le début de l'affaire), la Suisse capitule", explique Le Temps. Le président "a tout cédé sans ramener les otages suisses avec lui", renchérit Le Matin.
Furieuse de l'arrestation en juillet 2008 dans un palace de Genève du fils de leader libyen Mouammar Kadhafi et de son épouse enceinte pour mauvais traitements de deux domestiques, la Libye a imposé des mesures de rétorsion à la Suisse, empêchant notamment deux hommes d'affaires de la Confédération de quitter son territoire.
Elle réclamait depuis des excuses que Berne refusait de lui accorder.
Avec ce mea culpa, c'est l'Etat de droit suisse qui a "fini par être bafoué", insiste 24 heures. Un constat partagé par la Neue Zürcher Zeitung (NZZ).
"La Suisse s'excuse auprès du dirigeant de la révolution libyenne que dans la République de Genève tous sont égaux devant la loi. Cette pilule est amère", relève le quotidien germanophone.
Mais c'était, selon lui, un mal "nécessaire" pour obtenir la libération des deux Suisses.
Malgré ces excuses inattendues, relève encore Le Temps, la Libye n'a pas totalement levé la pression sur la Suisse.
La Confédération a dû accepter de "se soumettre à un tribunal arbitral neutre" alors que le retour des deux Suisses, promis avant le 1er septembre, "dépend de la bonne foi des Libyens".
"La Suisse paie finalement le tarif maximal pour rétablir ses relations économiques normales avec le pays des dunes", résume Le Temps.
L'argument économique est également retenu par 24 heures qui souligne que la Libye était, il y a un an encore, le principal partenaire commercial de la Suisse en Afrique. L'affaire a fait chuter les exportations de la Confédération de 70% depuis 2008, passant de 282 millions de francs 70 millions. Les livraisons de pétrole libyen ont plongé quant à elle de 88% au premier semestre 2009.
"La morale de cette histoire, c'est que la Suisse n'est pas mieux lotie que la Bulgarie qui a dû attendre sept ans pour se tirer du chantage de Tripoli (sur les infirmières, ndlr)... elle n'a aucune monnaie d'échange, aucun moyen de pression", selon 24 heures.
Et au journal Le Temps de conclure: "L'humiliation était au bout de l'impasse".

Gabon: le gouvernement reconduit, changement du ministre de l'Intérieur
LIBREVILLE - Le gouvernement démissionnaire du Premier ministre gabonais Jean Eyeghé Ndong a été reconduit quasiment à l'identique vendredi par la présidente Rose Francine Rogombé, qui assure l'intérim depuis le décès d'Omar Bongo Ondimba, selon un décret lu à la télévision publique.
Le seul changement notable est celui du ministre de l'Intérieur, qui sera chargé de l'organisation de la prochaine élection présidentielle.
André Mba Obame, qui d'après plusieurs sources concordantes suscitait l'hostilité de la société civile, de plusieurs opposants comme de certaines franges du pouvoir, est remplacé par Jean-François Ndongou, également membre du Parti démocratique gabonais (PDG) fondé par Omar Bongo.
M. Eyeghé Ndong, qui avait présenté vendredi matin la démission de son gouvernement à Mme Rogombé, a lu en fin de soirée à la télévision les deux décrets pris par la présidente intérimaire pour le reconduire en tant que chef du gouvernement et pour nommer ses ministres.
Le ministre de la Défense Ali Ben Bongo, fils du défunt et candidat potentiel à sa succession, ainsi que tous les autres membres du gouvernement cités comme éventuels postulants (le chef de la diplomatie Paul Toungui, le ministre des Mines et du Pétrole Casimir Oyé Mba, le ministre de la Santé Idriss Ngari...) conservent leur poste.
La Constitution prévoit l'organisation d'un scrutin présidentiel 45 jours au plus tard après la prise de fonctions du chef de l'Etat intérimaire, intervenue le 10 juin. En "cas de force majeure", ce délai peut être prolongé.
Cette clause pourrait être invoquée en raison de la nécessité, unanimement reconnue, de mettre à jour les listes électorales, estiment plusieurs observateurs.

Niger: des dizaines de milliers de manifestants contre le président Tandja
NIAMEY (AFP) - Les opposants au président nigérien Mamadou Tandja ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes dimanche à Niamey, renforçant la pression populaire sur le chef de l'Etat après l'annulation par la justice du référendum qu'il voulait organiser pour rester au pouvoir.

A l'appel du Front de défense de la démocratie (FDD), une coalition de partis, de syndicats et d'ONG, les manifestants ont défilé pacifiquement dans les rues de la capitale, à pied ou en motos, aux cris de "A bas +tazartché+ (la continuité), "tazartché est mort!", a constaté l'AFP.

Ce rassemblement intervient deux jours après un arrêt de la Cour constitutionnelle, qui a annulé un décret présidentiel convoquant le corps électoral pour un référendum le 4 août.

Souhaitée par M. Tandja, cette consultation populaire visait à faire adopter une nouvelle Constitution qui lui aurait permis de rester au pouvoir au-delà du terme de son deuxième quinquennat successif, qui s'achève le 22 décembre.

Après plusieurs mois de bras de fer avec les institutions nigériennes, le chef de l'Etat, 71 ans, qui semble avoir épuisé tous les recours légaux pour rester en place, ne s'est pas exprimé depuis ce revers infligé par la Cour constitutionnelle.

Illustrant la forte mobilisation des dernier mois contre les ambitions présidentielles, les manifestants brandissaient dimanche des banderoles où on pouvait lire: "tazartché ne passera pas!", "Non à un bonus de trois ans", "Non à une nouvelle Constitution".

Certains arboraient des tee-shirts à l'effigie de l'ex-Premier Hama Amadou, dauphin déchu de M. Tandja qui a été placé en liberté conditionnelle après dix mois d'incarcération pour détournements de fonds présumés.

Les manifestants ont ensuite tenu un meeting sur une place du centre-ville.

"Tous les Nigériens doivent se soulever pour rejeter le projet de référendum antidémocratique", a exhorté Mahamadou Issoufou, chef de file de l'opposition et président du FDD.

M. Issoufou a salué la décision de la Cour constitutionnelle, "sentinelle de la démocratie", avant de demander au pouvoir de doter la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de moyens pour lui permettre d'organiser des législatives anticipées avant fin août.

Une élection présidentielle est prévue le 14 novembre.

Après leur "victoire" vendredi, les opposants au projet de nouvelle Constitution ont décidé de ne pas baisser leur garde et de maintenir la pression sur le chef de l'Etat.

Le FDD avait ainsi décidé de maintenir cette manifestation qui avait été annoncée avant que la Cour constitutionnelle ne rende sa décision. Les sept centrales syndicales du Niger avaient également maintenu leur appel à la grève générale le 18 juin.

La manifestation a été endeuillée par la mort de Moumouni Djermakoye Adamou, l'ex-président de la Haute cour nationale de justice, un des instigateurs du rassemblement.

Victime d'un malaise alors qu'il s'apprêtait à s'adresser à la foule, il est décédé à l'hôpital de Niamey, selon ses proches.

M. Djermakoye, une personnalité politique très respectée, avait récemment claqué la porte de la coalition au pouvoir après la décision de M. Tandja d'organiser un référendum.

Nigeria: l'armée continue ses opérations, détruit un camp rebelle
LAGOS - L'armé nigeriane a annoncé dans un communiqué qu'elle continuait ses opérations dans le delta du Niger pour stopper les activités rebelles et retrouver des expatriés et des soldats toujours recherchés.
Elle a aussi annoncé avoir détruit un important camp rebelle.
"Etant donné que nous continuons a rechercher nos collègues disparus et les expatriés qui manquent, nos opérations continuent, a déclaré le porte-parole de la Force Conjointe armée-police (JTF), une unité spéciale opérant dans la région, le colonel Rabe Abubakar dans son communiqué.
Le JTF précise dans son texte qu'il a découvert et détruit un important camp de rebelles du Mouvement pour l'Emancipation du Delta du Niger (Mend) . Il a indiqué que d'après des traces de traces de sang tout autour il estimait que ce camp servait de "zone de traitement d'urgence pour les militants blessés".
Le MEND et l'armée ont indiqué tous deux que deux semaines de confrontations avaient causé des morts des deux côtés mais ont r'efusé de donner des chiffres de victimes.
Les média locaux ont indiqué que les affrontements pouvaient avoir causé des dizaines de morts.
Les rebelles du Mend ont affirmé avoir détruit plusieurs importants oléoducs lundi dans le sud pétrolifère du Nigeria, où l'armée mène une vaste opération pour les "chasser" totalement de la région.
Dans un e-mail adressé aux médias, le Mend a assuré que ses combattants "ont détruit des tronçons importants de pipelines pour entraîner l'assèchement de l'approvisionnement du réservoir de stockage de Chevron dans le Delta".
Le groupe armé a ajouté que les lieux d'approvisionnement touchés concernaient "Chevron (à Alero creek), Otunana, Abiteye, Makaraba et Dibi".
Le géant pétrolier américain a annoncé lundi que sa production au Nigeria a baissé de 100.000 barils par jour (b/j) après l'attaque contre un de ses oléoducs.
Le Mend, qui affirme se battre pour les populations misérables du delta du Niger en vue d'un meilleur partage des richesses, a également réitéré ses menaces concernant un blocage des exportations pétrolières.
Le groupe, qui s'est taillé une notoriété avec ses multiples prises d'otages de ressortissants étrangers travaillant dans le secteur pétrolier, a ajouté que les sabotages de lundi matin étaient une réponse aux "souffrances" infligées aux communautés locales par les troupes gouvernementales.
Depuis dix jours, l'armée ratisse l'Etat de Delta, affirmant vouloir "complètement chasser" les rebelles de la région.
Mardi, une patrouille de la marine nigériane a déjoué une attaque contre une installation de la compagnie française Total, a-t-on appris auprès de la compagnie.
"Des hommes à bord de vedettes ont essayé d'attaquer notre champ pétrolier d'Amenam, mais ont été chassés par une équipe de notre patrouille", a déclaré à l'AFP le porte-parole local de Total, Fred Ohwawa.
Un porte-parole de la force conjointe armée-police (JTF) qui protège notamment les installations pétrolières a confirmé l'incident.
Les violences dans la région du delta du Niger ont fait chuter la production pétrolière nigériane de 2,6 millions de barils par jour en 2006 à 1,76 actuellement, selon les derniers chiffres de l'Agence Internationale de l'Energie(AIE).

Le président Bongo hospitalisé à Barcelone, Libreville minimise
BARCELONE (Espagne) AFP / 21 mai 2009 - Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, 73 ans dont 41 ans au pouvoir, est hospitalisé en Espagne à Barcelone, pour un simple "bilan de santé" selon Libreville, mais dans un état grave, soigné pour un cancer, selon d'autres sources interrogées par l'AFP.
M. Bongo "séjourne actuellement à l'hôpital Quiron de Barcelone (...) pour y faire un bilan de santé et y suivre des soins appropriés afin d'être au mieux de sa forme pour regagner le Gabon et reprendre au plus vite ses activités", a indiqué dans l'après-midi la présidence gabonaise.
"Le président n'a subi aucune intervention chirurgicale" et "est naturellement au fait des questions les plus impératives" du pays, ajoute la présidence à Libreville, dans un texte envoyé depuis Barcelone.
Libreville dénonce un "acharnement médiatique, aujourd'hui particulièrement indécent", et selon elle "savamment entretenu pour semer le trouble dans l'esprit du peuple gabonais à des fins déstabilisatrices".
La radio télévision publique gabonaise (RTG) a interrompu ses programmes vers 17H00 pour donner le communiqué in extenso sans autre explication.
Toutefois, selon deux sources informées suivant de près la situation et s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, le doyen des chefs d'Etat africains se trouverait dans un état grave.
Il alterne des phases de conscience et d'inconscience, ont indiqué ces sources à l'AFP jeudi après-midi. L'une d'elles a assuré que le président gabonais souffrait d'un cancer des intestins avec des métastases.
Une source française spécialiste des questions africaines a de son côté fait état à Paris d'une "détérioration confirmée" de l'état de santé de M. Bongo, sans plus de détails.
Le Premier ministre français, François Fillon, en visite au Cameroun, a affirmé que la santé de M. Bongo était "satisfaisante".
"Je sais que le président est soigné. Je sais qu'hier soir encore et ce matin sa santé était satisfaisante. Je formule mes voeux de prompt rétablissement à M. Bongo en espérant naturellement qu'il sera remis sur pied le plus vite possible", a déclaré M. Fillon, en répondant à un journaliste.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, s'est borné à confirmer dans la matinée que M. Bongo était soigné en Espagne.
Une des sources consultées par l'AFP avait indiqué dans la matinée qu'il était hospitalisé à Barcelone (nord-est) depuis une dizaine de jours pour un cancer intestinal, sans préciser s'il avait été ou non opéré.
Selon cette source, il aurait été victime d'une hémorragie pendant son transfert par avion en Espagne et est accompagné de membres de son entourage, dont sa fille, Pascaline.
Le journal catalan La Vanguardia a également assuré jeudi dans son édition en ligne que M. Bongo souffrait d'une "grave tumeur", citant en outre M. Moratinos qui lui aurait indiqué: "Il va très mal".
Fait sans précédent, la présidence gabonaise avait annoncé le 6 mai que M. Bongo, avait décidé "la suspension momentanée de ses activités" de chef d'Etat, et que "toutes les audiences présidentielles (seraient) suspendues jusqu'à nouvel ordre".
Selon un communiqué, il voulait "se ressourcer dans le repos" après avoir vécu pendant "plus de trois ans (...) une épreuve particulièrement difficile avec la maladie de son épouse" Edith Lucie, décédée le 14 mars à Rabat.
M. Bongo n'est plus réapparu depuis en public au Gabon, ex-colonie française d'Afrique équatoriale riche en pétrole, bois et minerais, où sa santé est un sujet tabou.
Depuis quelques jours, sa succession est au centre des conversations dans la capitale gabonaise, même s'il elle n'est jamais abordée de manière officielle.

Jacob Zuma intronisé
Les spéculations vont bon train sur le nom des ministres dont il va s’entourer. Pendant la campagne il a bénéficié d’un fort appui des syndicats et du Parti communiste, mais il a assuré que les portefeuilles ne seraient pas réservés à ses amis.
Les postes clés seront les Finances, où Trevor Manuel, apprécié des marchés, ne devrait pas être reconduit, l’Education et la Santé, un ministère qui pendant des années a été réticent à distribuer des antirétroviraux.
M. Zuma va succéder à Kgalema Motlanthe, qui assurait l’interim depuis septembre après la démission forcée de la présidence de Thabo Mbeki (1999-2008).
Il fait ici un retour triomphant après avoir été donné mort politiquement: il avait été limogé de son poste de vice-président en 2005, il a été acquitté pour viol en 2006 et des accusations de corruption contre lui ont été abandonnées début avril.
Afrique du Sud: Zuma restructure le gouvernement face au défi de la pauvreté
PRETORIA (AFP) - Le nouveau président sud-africain, Jacob Zuma, a annoncé dimanche la composition d'un gouvernement profondément remanié, préparant l'offensive contre une pauvreté toujours massive quinze ans après la chute de l'apartheid.

L'objectif est de "parvenir à un développement social et économique visible au cours des cinq années" du mandat, a déclaré M. Zuma, intronisé la veille après son élection par le Parlement issu du scrutin du 22 avril.

Une Commission nationale du Plan et un organisme d'évaluation et de contrôle sont créés au sein de la présidence, afin de "permettre à la machinerie d'Etat d'accélérer l'amélioration des services publics", écoles, hôpitaux, transports et logements, a souligné le chef de l'Etat lors d'une allocution télévisée.

"Nous ne tolèrerons pas la paresse ni l'incompétence", à tous les échelons de l'Etat, a-t-il martelé.

Le tribun zoulou, 67 ans, s'est engagé à répondre rapidement à la frustration de la population face au délabrement des services publics, en piteux état en dépit de la richesse de la première économie du continent.

Laissés-pour-compte du décollage économique post-apartheid, 43% des 48 millions de Sud-Africains vivent toujours avec moins de deux dollars par jour.

Le président Zuma entend pour cela s'appuyer sur une équipe de personnalités souvent respectées, ouverte à l'opposition malgré les 65,9% de suffrages recueillis aux législatives par le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC).
La Commission du Plan, chargée de la définition d'une politique de développement cohérente "à laquelle pourront adhérer toutes les sphères du gouvernement", sera dirigée par Trevor Manuel .

Au ministère des Finances pendant 13 ans, ce dernier est considéré comme l'artisan de la croissance. Il sera remplacé par Pravin Gordhan, l'homme qui a alimenté les caisses de l'Etat en transformant les services du fisc en une administration efficace.

Le chef de l'Etat sortant, le sérieux et intègre Kgalema Motlanthe , prend la vice-présidence après avoir assuré l'intérim pendant sept mois aux commandes du pays. Le Parlement, dominé par l'ANC depuis les premières élections multiraciales en 1994, l'avait élu en septembre 2008 à la suite de la démission forcée de son prédécesseur, Thabo Mbeki.

Quant à Barbara Hogan, qui avait repris le ministère de la Santé en septembre dernier des mains de la très décriée Manto Tshabalala-Msimang, elle se voit confier un ministère clé, celui des Entreprises publiques.

Le gouvernement Zuma entend amortir l'impact de la crise mondiale sur l'emploi grâce à des investissements massifs dans les infrastructures. Des centaines de milliers d'emplois sont menacés alors que l'Afrique du Sud entre en récession avec un taux de chômage qui frôle déjà les 40%.

L'éviction de Mme Hogan de la Santé a toutefois déçu les militants pour les droits des malades du Sida, qui l'avaient érigée en salvatrice après des années de déni des autorités face à la pire pandémie au monde.

Autres priorités du nouveau gouvernement: le développement des zones rurales, où la pauvreté est la plus abjecte, et la reconstruction du secteur éducatif, pilier de la lutte contre le chômage à long terme. Ces deux portefeuilles ont été divisés pour davantage d'efficacité.

Parmi les nominations qui devraient retenir l'attention figure aussi celle d'un proche allié du chef de l'Etat, le secrétaire général du Parti communiste Blade Nzimande, au nouveau ministère de l'Enseignement supérieur. Ainsi que celle de Pieter Mülder, défenseur de la cause des paysans blancs afrikaners, nommé adjoint à l'Agriculture.

Gabon: le président Bongo suspend momentanément ses activités
LIBREVILLE - Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, 74 ans, a décidé la "suspension momentanée de ses activités", pour se reposer et faire le deuil de son épouse, Edith Lucie, dont le décès l'a "profondément marqué", selon un communiqué lu mercredi soir par la télévision publique RTG1.
"Aujourd'hui, le président de la République a décidé de la suspension momentanée de ses activités. (...) De ce fait, toutes les audiences présidentielles sont suspendues jusqu'à nouvel ordre", déclare ce communiqué de la présidence, lu en ouverture du journal de la RTG1 (première chaîne de la Radio-télévision gabonaise).
M. Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967, "a vécu des périodes particulièrement difficiles avec la maladie de son épouse, feue la Première dame Edith Lucie Bongo Ondimba" décédée le 14 mars après trois ans de maladie. Il compte profiter de cette suspension de ses activités "pour se ressourcer dans le repos", est-il expliqué dans le texte.
Fille aînée du président congolais Denis Sassou Nguesso, Mme Bongo était âgée de 45 ans. Le président gabonais l'avait épousée en secondes noces il y a 18 ans.
Selon le communiqué de la présidence, la suspension des activités présidentielles a été décidée "à la demande pressante et renouvelée de la famille et de plusieurs personnalités politiques du pays qu'il (M. Bongo Ondimba) a reçues et dans le souci de s'inscrire dans la tradition gabonaise du veuvage".


 

 

 

 



 

 

 

Contact:

infoamretos@yahoo.fr