Dossier:
Beauté, combien ça coûte?:
ruée sur les crèmes éclaircissantes,
dangereuses et en vente libre, le cas du Sénégal.
Les dangers du soleil, ce n'est pas que sur la plage!
DAKAR - Les crèmes éclaircissantes pour la peau, à
base de corticoïdes et d'agents dépigmentants très
puissants, n'ont jamais eu autant de succès sur les marchés
du Sénégal où elles s'exposent en vente libre,
malgré leur dangerosité avérée.
Dans son cabinet de l'hôpital Aristide Le Dantec, à
Dakar, la dermatologue Suzanne Oumou Niang s'alarme de voir que
"leur utilisation est en augmentation constante depuis une
dizaine d'années".
"Ces crèmes sont en vente libre alors qu'elles ne devraient
être livrées que par ordonnance et pour des affections
dermatologiques! Certains corticoïdes n'ont même pas
l'autorisation de vente dans les pharmacies", souligne le Pr.
Niang.
Dans le service où elle exerce, "60% des cas d'infections
sévères et profondes de la peau sont liés à
l'application de produits de dépigmentation".
Pour elle comme pour bien d'autres médecins dakarois, cette
vogue est devenue "un vrai problème de santé
publique".
Dans les échoppes du marché Sandaga, en plein centre
de la capitale sénégalaise, ce sont des cartons entiers
de crèmes "Clair and White", "X-White"
ou "L'Abidjannaise" que les marchands disent écouler
quotidiennement.
Les flacons se vendent de 500 CFA à 25.000 CFA (0,75 à
38 euros), les moins chers étant importés de Côte
d'Ivoire, du Mali ou fabriqués au Sénégal.
Sur les étiquettes, le taux d'hydroquinone - dépigmentant
interdit dans l'Union Européenne depuis 2001 - est officiellement
de 2%.
En vérité, confesse un vendeur, "sur beaucoup
de produits, le taux indiqué n'est pas le bon. Il est plutôt
de 5%".
Depuis quatre mois, Mounass, 21 ans, s'enduit de ces produits deux
fois par jour.
Parce qu'elle estime que "les hommes préfèrent
les femmes à la peau claire", elle peut dépenser
40.000 FCFA (61 euros) par mois pour sa dépigmentation, soit
l'équivalent du salaire minimum.
En dépit de tous les avertissements, la jeune femme assure
ignorer les dangers de ces produits.
Les patientes que le Pr. Niang voit défiler à l'hôpital
ont de l'acné, des tâches noires, des vergetures, des
abcès. Deux cas de cancers de la peau spécifiquement
dus à l'utilisation de crèmes éclaircissantes
ont même été recensés ces quatre dernières
années.
"Le risque de décès est surtout lié aux
infections sévères de la peau, principalement dues
au corticoïdes, qui peuvent se généraliser"
(septicémie), explique la dermatologue.
L'utilisation de corticoïdes peut également engendrer
hypertension et diabète.
Et une étude effectuée en 2006 à la maternité
de l'Institut d'hygiène sociale de Dakar a montré
que les femmes utilisant des corticoïdes à outrance
accouchaient d'enfants d'un poids plus faible que la moyenne des
bébés, selon la dermatologue Fatimata Ly, présidente
de l'Association internationale d'information sur la dépigmentation
artificielle (Aiida) créée en 2002.
Chaque soir, pendant 20 ans, Mme Diop s'est appliquée de
tels produits éclaircissants, jusqu'au jour où des
taches noires sont apparues sur sa peau. "Pour pouvoir arrêter,
j'ai été aidée par un ami qui m'a soutenue.
Sans lui cela aurait été difficile", raconte
cette femme de 50 ans.
Selon les médecins, l'utilisation des produits de dépigmentation
finit par provoquer une sorte de "dépendance psychologique".
"Les femmes ont l'impression que si elles ne s'en servent plus,
elles ne seront plus les mêmes", constate le Pr. Niang.
Durant l'été, l'Aiida organisera à Dakar une
journée de consultations gratuites et des séances
de prévention.
Les dangers du soleil, ce n'est pas que sur la plage
PARIS - Les dangers du soleil ne se confinent pas à la "bronzette",
mettent en garde les dermatologues à l'occasion de la semaine
de prévention des cancers de la peau, du 25 au 29 mai, soulignant
que les marins, les agriculteurs ou les ouvriers du bâtiment
sont des professions "exposées".
"C'est moins dangereux de vous exposer 20 jours par an en prenant
des précautions que ces gens qui sont exposés toute
l'année et qui ne vont pas avoir le réflexe de mettre
un chapeau", a déclaré à l'AFP Catherine
Oliveres Ghouti du Syndicat national des dermatologues (SNDV).
Pour la 11e année, le SNDV organise jeudi dans toute la France
une journée de dépistage anonyme et gratuit des cancers
de la peau. Soutenue par le ministère de la Santé
et l'Institut national du cancer (INCa), cette initiative mobilise
quelque 1.000 dermatologues bénévoles.
Cette année, cette journée s'inscrira dans une semaine
de prévention particulièrement ciblée sur les
gens de la mer (pêcheurs, personnels de la marine marchande
ou plaisanciers) et les travailleurs des champs.
"Les affaires maritimes nous ouvrent leurs centres médicaux
dans 22 ports français. On va pouvoir examiner les marins
et leur famille qui sont des populations qui ne se sentent pas forcément
à risque", explique le Dr Oliveres Ghouti. La Mutualité
sociale agricole (MSA) est aussi associée à l'opération.
"Ce sont des populations qui ont peu l'occasion de voir un
dermatologue et ne sont pas conscientes du problème de l'exposition
solaire permanente", alors qu'elles sont exposées à
un risque de cancer cutané "majeur", souligne la
dermatologue.
Le mélanome est le plus grave des cancers de la peau en raison
notamment de sa capacité à métastaser. Près
de 8.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année
et 1.500 décès enregistrés. Les carcinomes,
moins agressifs, sont les plus fréquents (plus de 100.000
sont dépistés par an).
Le principal facteur de risque connu des cancers cutanés
est le risque solaire. Pour les personnes qui travaillent en extérieur,
"la meilleure protection, c'est le vêtement", indique
le Dr. Oliveres Ghouti.
"Regardez les jardiniers avant, ils avaient des manches longues,
qui protégeaient aussi des griffures, un pantalon et des
bottes, et un chapeau à larges bords".
Le plaisancier en bermuda ou le jardinier du dimanche qui tond sa
pelouse torse nu "ont tout faux", souligne-t-elle. Même
en Bretagne !
La dermatologue insiste sur l'intérêt du chapeau par
rapport à la casquette, plus volontiers portée aujourd'hui
par les hommes. La casquette, explique-t-elle, ne protège
pas les oreilles et "on voit beaucoup de carcinomes spinocellulaires
sur les oreilles". Le chapeau protège aussi la nuque.
Les crânes dégarnis doivent se montrer particulièrement
vigilants : "On voit beaucoup de carcinomes spinocellulaires
sur le cuir chevelu".
Pour connaître les lieux de dépistage, un téléphone
(0890 71 10 71) ou internet (www.syndicatdermatos.org).
Saint-Girons.
Voces Intimae s'envole vers le Togo Chant choral. Festival international
de Lomé.
Le
chant, un lien indéniable entre cultures.
Du 5 au 9 août, l'ensemble couserannais Voces intimae participera
au festival international de chant choral francophone de Lomé,
au Togo, avec comme seul et unique thème « Le chant,
paix pour l'humanité », lien entre les nations du monde
entier.
A cette occasion, les chantres dirigés par Christian Pariot
livreront leur prestation aux côtés de chœurs
prestigieux venus du Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire,
Congo, République Démocratique du Congo, Ghana, Nigéria
et Togo.
Les objectifs majeurs de cette rencontre sur le continent africain
étant de favoriser la professionnalisation du chant choral,
de promouvoir le patrimoine vocal francophone en général
et togolais en particulier, d'offrir aux chorales une aventure musicale
et humaine et de promouvoir l'amitié et la fraternité
enre les peuples.
Outre les nombreux concerts et conférences organisés
durant ces cinq jours, des axes de choix ont été décidés
avec l'ensemble des participants, avec notamment une grande soirée
de performance vocale, plusieurs concerts libres ou de compétition,
des ateliers de formation musicale et autres expositions. Docteur
en musique à l'université de Toulouse, le dirigeant
ariégeois, Christian Pariot, animera pour sa part, un atelier
de perfectionnement ayant attrait à la direction de chœur.
Pour obtenir plus d'informations, contacter le 06.86.76.33.59 (pariot@club-internet.fr)
ou rendez-vous sur le site vocesintimae.centerblog.net
Au
Togo, les "bonnes" sont mieux respectées
Contrats de travail, jours de repos, meilleur salaire… Ces
dernières années au Togo, les employées de
maison, communément appelées "bonnes", sont
mieux traitées, car mieux protégées. Les employeurs
et le reste de la société commencent à les
considérer.
Par Etonam Akakpo-Ahianyo, - "Si un jour mon employeur commet
la maladresse de lever le petit doigt sur moi, ça va barder
!", avertit, rageuse, Abra Djomédo, une employée
de maison. Cette Togolaise de 24 ans, garde en mémoire l’enfer
qu’elle a vécu chez son premier patron en 2003. "J’étais
injuriée et battue pour un oui ou un non. Dieu merci, aujourd’hui,
mon nouvel employeur me traite bien", explique-t-elle, joyeuse.
Ce métier, exercé au Togo surtout par des jeunes femmes,
consiste à assister certains ménages à travers
divers travaux (cuisine, lessive, garde d’enfants en bas âge,
etc.). Comme Abra, plusieurs domestiques, encore appelées
"bonnes", ont vu leurs conditions de travail s’améliorer
ces dernières années. De 5 000 Francs CFA (environ
8 €) par mois avant 2000, leur salaire moyen est passé
aujourd’hui à 13 000 Francs CFA (près de 20
€).
La plupart exercent à présent leur métier sur
la base d’un contrat de travail, élaboré avec
l’appui de Welcome, une société privée
de placement des employées de maison créée
en 1998. Ce contrat oblige l’employeur à leur accorder
un repos quotidien d’au moins dix heures et deux jours entiers
de congé par mois. "Éviter de faire dormir la
servante dans la cuisine ou dans les couloirs, éviter les
privations de nourriture, les châtiments corporels et tout
abus sexuel sur sa personne", sont quelques-unes des obligations
à la charge des employeurs. Ceux qui enfreignent l’une
ou l’autre de ces règles en subissent les conséquences.
"Une patronne qui avait griffé sa bonne a été
traduite en justice en mai dernier. Face à l’intransigeance
du juge, elle a demandé un règlement à l’amiable.
Elle a dû verser 110 000 Francs CFA (plus de 165 €) de
dédommagement à son employée, en plus du montant
des frais médicaux", rapporte Clarisse Biali, secrétaire
générale du syndicat des employées domestiques
du Togo. Cette structure, créée en 2007, compte près
de 2 000 adhérentes aujourd’hui.
"Les bonnes ne sont plus seules"
"Le secteur utilisait un nombre important de mineures, incapables
de dénoncer les mauvais traitements qui leur étaient
infligés. Ce n’est plus le cas aujourd’hui",
estime Sylvestre Assiah, le directeur de Welcome. Mieux informés
sur ce métier, des ménages évitent désormais
d’engager des enfants. Quant aux bonnes, elles préfèrent
passer par un organisme de placement. Selon une étude menée
en 2005 par l’ONG CARE-Togo, 60 000 familles ont recours aux
services d’une domestique à Lomé et ses environs.
La même étude révèle qu’en moyenne
400 000 travailleurs de différentes branches sont chaque
année victimes d’abus en tous genres de la part de
leurs patrons.
Tikpi Atchadam, expert en droits des enfants, perçoit "des
signes encourageants, qui tranchent avec un passé sombre
où les bonnes étaient battues à loisir et même
violées par leurs patrons". Selon lui, ce revirement
est notamment dû aux formations données par les associations
de défense des droits des enfants et des femmes. L’État,
de son côté, a pris d’importantes mesures pour
améliorer les conditions d’exercice de cette activité.
Un arrêté du ministre du Travail de 2007 l’a
inscrit parmi les métiers dangereux pour les enfants, donc
interdit. "Il nous arrive de retirer des enfants embauchés
comme domestiques et de traduire leurs employeurs en justice",
révèle Marceline Koda, secrétaire permanente
de la Commission nationale d’accueil et de réinsertion
des enfants victimes de traite.
Pour être placées, les domestiques (en majorité
des femmes de la campagne) signent un contrat d’un an avec
Welcome. Elles suivent une formation professionnelle de plusieurs
jours, répartie en plusieurs modules : notions de français,
formation sur leurs droits et devoirs et saine gestion de leur paye.
En outre, elles reçoivent sur leurs lieux de travail des
visites mensuelles inopinées de représentants de l’agence
de placement. "Le fait de savoir que les bonnes ne sont plus
seules oblige les employeurs à les traiter avec dignité",
résume Dassi Anani, un patron de Lomé.
"Un travail comme un autre"
Cette avancée est diversement appréciée. "Parce
qu’elles se sentent épaulées, les bonnes nous
embêtent délibérément. Pour des peccadilles,
la mienne me convoque à son agence de placement", confie,
nerveuse, Georgette Ekpé, une patronne de Lomé. Da
Kanlé, une autre, avertit : "Il faut se méfier
de la nouvelle génération. Elles font du chichi et
n’hésitent pas à subtiliser l’époux
de leurs patronnes."
L’avenir des employées de maison pourrait encore s’améliorer.
Une convention collective tripartite devrait bientôt être
signée entre le syndicat des employées domestiques,
l’association des employeurs de bonnes créée
en 2007 et le ministère du Travail. Elle vise, entre autres,
à doubler leur salaire mensuel pour le porter au niveau du
Smig (42 €). A ceux qui trouvent ce montant trop élevé,
Clarisse Biali répond : "Il est temps que les employeurs
prennent conscience que ce métier est un travail comme un
autre et le rémunèrent en conséquence."
Voir
la vie en Sodabi
Au
Bénin, le retour au village est souvent une étape
délicate. L'enfant du pays qui s'est perdu en ville doit
montrer patte blanche afin de prouver qu'il n'a pas perdu son âme
dans les grandes cités. Et qu'il aime toujours les siens.
Pour cela, le Béninois a une arme secrète : une bouteille
de "sodabi". Un alcool qu'adore les villageois : le sodabi
fait plus de 70 °C, rien de tel pour délier les langues
sous l'arbre à palabres. Cet élixir redoutable est
obtenu en faisant fermenter du vin de palme. Les bouteilles contiennent
le plus souvent des racines, des épices et des pierres. Ces
décoctions possèdent la réputation d'avoir
des effets tonifiants et aphrodisiaques. En ville, le "sodabi"
est servi dans les "maquis" (restaurants), dans des verres,
grands comme des dés à coudre. Car après quatre
tournées, les plus résistants commencent à
ressentir les effets de l'ivresse. A Lomé, le "sodabi"
est rebaptisé "Togo gin". Alors qu'en Côte
d'Ivoire, il faut plutôt demander un "koutoukou"
pour être compris du serveur. Mais peu importe le flacon,
l'ivresse est garantie.
La
Chine livre un nouvel hôpital à Lomé
Le ministre de la Santé, Komlan Mally et l’ambassadeur
de Chine au Togo, Yang Min, ont participé mercredi à
Lomé à une cérémonie au cours de laquelle
les autorités chinoises ont officiellement remis les clés
du nouvel hôpital central de Lomé. Transfert symbolique
marquant la fin de la construction du bâtiment ; il reste
toutefois à aménager l’intérieur.
Tout devrait être achevé fin 2009. Beijing a construit
et financé l’édifice d’une surface totale
de 5.930 m2.
L’hôpital accueillera également le Centre chinois
de prévention et de traitement du paludisme qui s’est
installé temporairement dans les locaux de la polyclinique
de Lomé.
Togo : un projet de recyclage de piles usées à l’œuvre
Les piles contiennent des métaux lourds qui sont très
néfastes pour la santé et pour l’environnement.
Pour permettre aux Togolais de vivre dans un environnement sain,
un projet de recyclage des piles usagées vient de voir le
jour dans le pays. La correspondante de la Voix de l’Amérique
à Lomé, Kayi Lawson, a suivi de près ce projet
de protection environnementale.
Des
fauteuils dentaires et du matériel de soins pour le Togo
Humanitaire. Deux associations de Revel et Caussade et un transporteur
castrais unis dans une même action de solidarité.
Le transporteur Guy Doumayrou (à gauche) contribue à
sa façon à l'action humanitaire des deux associations.
Tripartite et interdépartementale, voilà une démarche
peu commune, dans le cadre d'une action humanitaire de surcroît.
Celle organisée par deux associations trouvera son terme
ce mardi, au Togo, où sera acheminé un imposant container
de 60 m3 renfermant 6 fauteuils dentaires, des lits médicalisés,
du matériel de soins, des chariots roulants, des vêtements…
Au préalable, les représentants de l'association revéloise
ARA Togo (Associations réunies des amis du Togo) et la Coopération
internationale médicale et éducative (CIME) de Caussade
(82) se sont retrouvés à Castres récemment.
Précisément chez le transporteur Guy Doumayrou, implanté
sur la plaine de Labescou, qui met gracieusement à disposition
un de ses vastes hangars où est entreposé le matériel
des associations. Avec son épouse Marie-Danielle, ils n'ont
pas hésité à participer au chargement du container
: « C'est notre façon d'aider, de contribuer à
ces actions humanitaires. »
En 2006, grâce à des amitiés communes, l'ARA
Togo et la CIME ont été amenées à travailler
ensemble : « Nous avions été sollicités
pour procéder au remplacement du fauteuil dentaire du centre
hospitalier régional d'Atakpamé», indique Jean-Pierre
Rouchi, président de la CIME. «Depuis cette mission,
le ministère de la Santé togolais nous a soumis une
liste de centres de santé publics à réhabiliter.
Nous sommes aidés par le ministère français
des Affaires étrangères pour réaliser cette
mission, à hauteur de 10 000€. Soit remplacer 6 fauteuils
dentaires, équipements indispensables au fonctionnement d'un
cabinet dentaire, dans 5 sites différents, parfois distants
de centaines de kilomètres. »
Présidente de l'ARA, Monique Fiol intervient au Togo depuis
douze ans, « depuis l'année où, lors d'un voyage
touristique, j'ai sauvé un enfant de la rougeolle grâce
aux médicaments que j'avais sur moi ! À cette époque,
j'étais auxiliaire médicale. J'ai pu constater les
gros besoins de ce pays dans le domaine médical. »
Elle a ainsi trouvé la vocation de l'ARA : aider et promouvoir
la santé et l'éducation, avec le soutien fidèle
d'entreprises et de commerçants de Revel. « Cette nouvelle
mission nous permettra d'acheminer aussi des tôles données
par une entreprise soualaise pour achever la réalisation
d'un groupe scolaire». Parvenu à Bordeaux par la route,
le container a été transbordé sur un cargo
de la CMA CGM (transport maritime par conteneurs), à destination
de Lomé, où l'attendront les mêmes représentants
des deux associations.
En juillet, un chirurgien-dentiste et un technicien dentaire installeront
le matériel et formeront le personnel togolais.
Accident
du convoi présidentiel au Togo: Des blessés graves
Lomé
- 11/05/2009 Au moins cinq personnes dont des journalistes et cameramen
des médias publics ont été grièvement
blessés dimanche dans un accident de la circulation ayant
impliqué un convoi présidentiel sur la Route nationale
N°2 à la hauteur de Baguida, (photo montée) dans
la banlieue sud-est de Lomé, ont rapporté lundi plusieurs
journaux privés locaux. Selon
"Golfe Info" paru ce lundi, un journaliste de la Télévision
togolaise (TVT), deux cameramen du même organe ainsi qu'un
photographe du quotidien gouvernemental "Togo presse"
et un chauffeur figurent parmi les victimes.
De sources concordantes,
le photographe et le journaliste, grièvement blessés,
sont encore aux soins tandis que les deux cameramen et le chauffeur
ont pu regagner leur domicile après des soins à l'hôpital.
Le "Forum
de la semaine" a expliqué que l'accident est survenu
suite à la vitesse du cortège et eu égard au
mauvais état de la route. Le
chef de l'Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, revenait
d'une visite à Aného, localité située
à environ 50 km au sud-est de Lomé, la capitale, où
il s'était rendu pour promettre la construction d'un pont.
Michelle
Obama parmi "les plus belles" selon le magazine People
La Première
dame des Etats-Unis Michelle Obama fait partie "des personnes
les plus belles", selon la sélection annuelle de l'hebdomadaire
américain "People" annoncée mercredi. A
ses côtés figurent Halle Berry ou encore Angelina Jolie.
Mme Obama partage aussi les honneurs de cette sélection de
100 femmes et hommes avec l'actrice Freida Pinto ("Slumdog
Millionaire"), la jeune chanteuse country Taylor Swift, ou
encore la comédienne Christina Applegate. Celle-ci a récemment
été opérée d'un cancer et figure en
couverture du numéro consacré aux "personnes
les plus belles".
Sans surprise, "People" distingue chez les hommes deux
jeunes bourreaux des coeurs hollywoodiens: l'Américain Zac
Efron, star de "High School Musical", et le Britannique
Robert Pattinson, dont la popularité auprès des adolescentes
est montée en flèche depuis son rôle de vampire
dans "Twilight".
Kpatcha
contre Faure, la position de Fambaré Natchaba
LAGOS
(AFP) — L'arrestation mercredi du propre frère du président
togolais Faure Gnassingbé, Kpatcha, souvent présenté
comme le gardien du système opaque et autoritaire hérité
de leur père, semble prouver qu'une page est tournée
au Togo, même si la famille Eyadéma reste aux commandes.
"Il n'y a pas d'autre issue pour le Togo que de continuer sur
la voie de la démocratie. L'ère Eyadéma est
bien révolue et il faut aider le président",
confie à l'AFP l'ancien président de l'Assemblée
nationale Fambaré Natchaba.
Homme de grande influence du temps du président Gnassingbé
Eyadéma, qui a dirigé le pays de 1967 jusqu'à
son décès en février 2005, M. Natchaba admet
que le passé est "lourd" et que Faure Gnassingbé
"fait des efforts énormes".
Pour lui, la querelle fratricide qui secoue le clan est "un
accident de parcours" qui ne doit pas remettre en cause le
processus. "Nous n'avons pas d'autre choix que la démocratie.
On ne peut pas reculer".
Au Togo, "l'ère Eyadéma" correspond à
38 ans de pouvoir autoritaire et solitaire, de parti unique puis
de multipartisme au début des années 90, de mélange
entre politique et affaires. Tout partait et tout remontait au "Vieux",
le surnom familier du général. Les grandes comme les
petites décisions.
Reçu par le défunt président, un militaire
embastillé s'était vu offrir le choix suivant: retourner
en prison ou devenir ministre de la Défense.
Ministres, hommes d'affaires togolais et étrangers, courtisans,
tous passaient des heures, affalés dans des fauteuils à
Lomé 2, le siège de la présidence, à
attendre une audience, une signature.
Le pays vivait à son rythme. Un homme politique français
de passage en a fait l'expérience: il pensait avoir un entretien
à 16H30, c'était en fait 04H30 du matin!
Quant à l'opposition, elle était insignifiante et
laminée.
Avec Faure Gnassingbé, qui a directement succédé
à son père, les choses et le style ont nettement changé.
Les débuts ont été difficiles: d'abord imposé
par les généraux, Faure a été élu
lors d'un scrutin contesté marqué par des violences.
Mais, sans pour autant désavouer son père, des signes
de changement ne trompent pas: il amorce le dialogue avec l'opposition,
réhabilite le nom, honni du temps de son père, de
Sylvanus Olympio, le premier président du Togo indépendant
assassiné en 1963 lors d'un coup d'Etat auquel a participé
Gnassingbé Eyadéma. Il va jusqu'à nommer fin
2006 comme Premier ministre un vieil ennemi de ce dernier, Yaovi
Agboyibo.
Dans un pays dont l'histoire est jalonnée d'élections
frauduleuses et de violences politiques, les législatives
de 2007 se sont déroulées correctement selon les observateurs
internationaux. Le Rassemblement du peuple togolais (RPT) au pouvoir
a obtenu moins de voix que les deux principaux partis d'opposition
réunis mais conserve une majorité parlementaire.
Les bailleurs de fonds ont repris le chemin de Lomé, notamment
l'Union européenne fin 2007.
Reste pour le jeune président de bientôt 43 ans à
gommer les taches du passé, gérer l'héritage
et la famille, selon un analyste étranger.
"L'un (Kpatcha) assume totalement cet héritage pour
conserver les intérêts, les méthodes, la pratique,
l'autre (Faure) est peut-être parfois mal à l'aise"
avec certaines pages sombres du pouvoir paternel, estime-t-il sous
couvert de l'anonymat.
A la mort du "Vieux", une seule question était
déjà sur toutes les lèvres: qui dirige la famille?
Faure Gnassingbé a donné cette semaine un premier
élément de réponse.
Togo
: Du manioc à forte potentialité et enrichi en vitamine
A pouraméliorer la nutrition
LOME, 9 avril 2009 -- L'Institut togolais de recherche agronomique
(Itra) a développé des variétés de «
manioc à chair jaune » enrichies en vitamine à
potentialité de 40 tonnes à l'hectare en vue d'améliorer
la nutrition et la production en manioc des populations, a appris
jeudi l'Agence Xinhua de l'émission « page agricole
» de Radio-Lomé.
Cet institut, qui met à la disposition des producteurs de
nouvelles variétés de culture plus productives et
plus adaptées aux conditions climatiques et pédologiques,
a développé diverses variétés de manioc
à des potentialités de rendement plus élevés
à l'hectare.
Interrogé par Radio-Lomé sur ces variétés,
M. Somana Komi, chef Programme manioc à l'Itra, a fait état
de variétés dites « manioc à chair jaune
» qui ont des potentialités de 30 à 40 tonnes
à l'hectare enrichies en vitamine A.
«On les produit pour améliorer la nutrition en manioc
pour nos populations », a-t-il expliqué, soulignant
qu'il s'agit de « variétés mieux travaillées
».
«Nous avons d'autres variétés encore plus performantes
dont les rendements dépassent largement les 50 tonnes à
l'hectare », a confié M. Somana, des variétés
en « sélection » que l'Itra compte vulgariser
« très bientôt » pour augmenter la production
au Togo.
Il explique que ceux sont des variétés « testées
» dans toutes les régions du pays où elles peuvent
être cultivées
Selon M. Somana, pour un même travail au champ, le paysan
peut produire 3 fois ou 4 fois plus en utilisant les variétés
améliorées, contre moins de 10 tonnes à l'hectare
avec les variétés naturelles habituellement cultivées.
« Si le paysan applique bien les paquets technologiques que
nous préconisons au tour de ces variétés »,
a-t-il précisé.
Parmi les variétés développées, des
variétés TMS sont citées. Leur potentialité
est de 50 tonnes à l'hectare et elles peuvent donner en milieu
paysan 20 à 35 tonnes à l'hectare.
TOGO:
L’armée offre des soins médicaux afin de redorer
son blason
LOME, 9 avril 2009 (IRIN) - Quatre ans après la répression
militaire massive qui a marqué les élections présidentielles
au Togo, l’armée essaie de redorer son image en offrant
pour la première fois des soins médicaux dans certaines
des régions les plus pauvres du pays, d’après
l’unité médicale des forces armées.
Après une semaine
passée à prodiguer gratuitement des soins dans le
district de Kara, situé dans le nord du pays, du 31 mars
au 4 avril, le chirurgien en chef de l’armée, Badjona
Songne, a déclaré à IRIN que dispenser des
soins médicaux était une façon de rétablir
la réputation abusive de l’armée. « Avant
ces campagnes médicales [militaires], l’armée
était considérée par la population locale comme
un symbole de répression – une force brutale ».
Dans le cadre du processus
de paix de 2006, le gouvernement togolais a accepté de constituer
une commission de vérité et de réconciliation
chargée d’examiner les cas de violations présumées
des droits humains remontant à l’indépendance
de 1956. Parmi les plus de 25 000 personnes récemment interrogées
par le bureau du Haut Commissaire aux droits de l’homme des
Nations Unies au Togo, 70 pour cent ont déclaré souhaiter
que la commission soit en mesure de punir les coupables.
Besoins médicaux
Le gouvernement estime
qu’en 2006, trois quarts des quelque 50 000 personnes vivant
dans le district de Kara, dans le nord du pays, gagnent moins de
300 dollars, le salaire annuel minimum requis pour couvrir les besoins
fondamentaux, d’après les calculs du gouvernement.
Un quart des enfants de Kara souffrent de malnutrition chronique,
et plus de sept pour cent souffrent de malnutrition aiguë,
selon une enquête menée conjointement par les Nations
Unies et le gouvernement en 2008.
M. Songne, chirurgien
militaire, a déclaré à IRIN que les 1 200 militaires
ayant assuré les soins médicaux, appuyés par
100 véhicules et un avion, ont été «
submergés » de demandes. « Les patients ont été
si nombreux que nous n’avons pas été en mesure
d’aider tout le monde ».
Selon M. Songne, l’armée, en coordination avec le ministère
de la Santé, a mené 27 000 consultations gratuites,
réalisé 132 opérations – sur 484 demandes
– et vacciné 15 000 personnes contre la fièvre
jaune, la méningite et la rougeole, pour un coût de
130 000 dollars pris en charge par le ministère de la Défense.
Kadri Tankari, représentant
de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Togo,
a dit à IRIN qu’il ne voyait pas de problème
à ce que les forces armées interviennent. «
Dans la plupart des pays africains, les systèmes de santé
nationaux sont très faibles et les institutions [gouvernementales]
des ministères de la Santé ne peuvent y parvenir seules
».
Selon ce dernier, compte
tenu de l’« ampleur » des problèmes de
santé auxquels est confronté le Togo, les forces armées
qui collaborent avec le ministère de la Santé peuvent
apporter leur aide. « Les établissements de l’armée
pourraient s’avérer utiles, tout particulièrement
dans les zones éloignées », a affirmé
M. Tankari.
D’après
le gouvernement, en 2006, près de sept nourrissons sur 100
sont décédés à la naissance, 49 pour
cent des naissances se sont déroulées sans surveillance
médicale et on recensait moins d’un médecin
pour 10 000 résidents – le nombre minimum recommandé
par l’OMS pour garantir les services de santé fondamentaux.
M. Songne, chirurgien
de l’armée togolaise, a expliqué à IRIN
qu’il souhaitait voir les responsables locaux se tourner vers
les forces armées pour assurer la gratuité des soins,
des soins que les militaires continueront selon lui de prodiguer
dans des lieux à déterminer. « Nous souhaitons
par exemple qu’un jour, un responsable de canton se lève
et dise « je veux voir ces hernies et ces goitres [gonflement
des ganglions lymphatiques] disparaître de mon canton ».
Le « rêve » de M. Songne est que les civils en
viennent à faire confiance à l’armée.
Pour Ajavon Zeus, président
de l’ONG Collectif des associations contre l’impunité
au Togo (CASIT), l’instauration d’un climat de confiance
ne se fera pas en un jour. « La réconciliation est
un processus qui se fera avec un ensemble de choses non avec des
actes isolés ». M. Zeus a confié à IRIN
que CASIT préparait des centaines de dossiers de poursuite
pour violences présumées perpétrées
par l’armée au cours de la répression de 2005.
Plus
de 200 m³ de matériel médical pour les hôpitaux
togolais
Depuis
douze ans, l'association humanitaire pour la paix France-Togo rassemble
du matériel médical d'occasion qu'elle achemine ensuite
vers le Togo. Hier, c'était l'heure du chargement d'une cargaison
impressionnante...
Pas de souci de bon usage des dons. Kofi-Raffael Awuitoh se rend
lui-même au Togo une fois que la cargaison est arrivée
à bon port pour veiller à la bonne distribution du
matériel. « C'est très sérieux. C'est
pour cela que beaucoup de gens nous font confiance et nous aident
» , explique-t-il.
Il peut notamment compter sur Albert Couvreur, qui organise avec
lui cette collecte, le centre hospitalier de Roubaix, notamment
le Dr Demarcq en cardiologie, les Établissements Miellet
et Agrea rue d'Alger qui acceptent de stocker le matériel
dans leurs locaux. Hier matin, il accueillait des bénévoles
de son association mais aussi de Bondues tiers-monde, venus aider
dès 9 h du matin pour remplir les camions.
Il fallait en effet beaucoup de bonnes volontés pour procéder
au chargement de dizaines de matelas, livres, photocopieurs, lits
médicalisés. Direction ensuite le port d'Anvers avant
le voyage en bateau.
M. Awuitoh les retrouvera sur place dès son arrivée
à Lomé. « Quand on arrive, on est très
attendus ! Depuis toutes ces années, on voit que tout ce
qu'on a amené sert et ça, c'est très important
».
DELPHINE TONNERRE
Pour aider l'association humanitaire pour la paix France-Togo :
06.81.48.20.01 ou 06.70.68.07.82.
"Espoir
Vie Togo France" cherche des parrains
En
2007, « Espoir Vie Togo France » de Mulhouse comptait
9 enfants filleuls togolais. Aujourd'hui, ils sont 33. L'association
vise l'accompagnement d'enfants orphelins à travers un suivi
scolaire, médical et surtout éducatif. Ses bénévoles
recherchent toujours des parrains et marraines pour financer les
besoins de ces enfants. Il existe deux manières de parrainer
un jeune : soit par un parrainage scolaire, à raison de 20
€ par mois, qui s'adresse aux enfants de 6 à 14 ans
(prise en charge des fournitures scolaires, uniforme, frais de transport
et surtout appui nutritionnel) ; soit par un parrainage d'apprentissage
pour les 14 à 20 ans, désireux d'apprendre un métier.
Les montants sont déposés sur le livret de l'enfant.
Chaque retrait s'effectue avec l'accord des responsables de l'association.
Le parrainage a une durée minimale d'un an. Plusieurs personnes
peuvent parrainer un seul enfant. Ce geste permet à un enfant
en détresse de retrouver un peu d'espoir.
(Contact au 17, rue Jacques Henric Pétri à 68100 -
Mulhouse - Tél : 06 09 22 36 13 ou sur : espoirvietogofrance@yahoo.fr)
Avec les orphelins de Lomé
L'association mulhousienne « Espoir Vie Togo France
» organise un repas carpes frites, dimanche 15 mars
à la salle de l'AAPPMA Espérance, à Saint-Louis.
Solidaire des enfants orphelins de Lomé, elle invite aussi
à se rapprocher des actions concrètes développées
sur le terrain par ses partenaires de la plus importante ONG togolaise
de lutte contre le sida.
Depuis deux ans, l'antenne Mulhousienne d'« Espoir Vie Togo
» a pris le relais du jumelage déjà existant,
depuis 2000, entre la délégation départementale
de Aides 68 et l'ONG « Espoir Vie Togo ». « Nos
objectifs visent en priorité des enfants orphelins pour la
plupart et souvent à la charge des grands-parents, eux-mêmes
dépassés par la situation », explique la présidente
Christine Burgart. Très au fait du quotidien togolais, puisqu'elle
a déjà effectué plus de soixante voyages dans
le pays. Par Ghislaine Mougel
Un
jeune Togolais échappe aux trafiquants
Seme
16 January 2009La police de Lagos a annoncé vendredi avoir
arrêté un réseau de trafiquants d’êtres
humains au poste-frontière de Sémé séparant
le Nigeria du Bénin. En tout, 19 suspects déjà
recherchés pour meurtres, attaques à main armée
et kidnapping. Le commissaire de police principal, Marvel Akpoyibo,
a indiqué que le groupe tentait de faire passer au Nigeria
17 enfants étrangers dont l’un originaire du Togo.
Les victimes ne possédaient aucun document valable de voyage.
Leur destination finale était Ibadan, dans l’Etat d’Oyo,
où ils devaient être employés dans des fermes.Voici
une liste de victimes communiquée par les services de sécurité
à Lagos: Yandin Ali-Dapo (17ans), Samuel Berubojo (20 ans),
Kofi Yahiu (14 ans), Yala Yalla (14 ans), Waku Barka (16 ans), Basuba
Kodiyo (9 ans), Beyin Pampa (16 ans), Issac Tambo (15 ans) and Simeon
Ijile (15).
Israël:
un premier réserviste condamné pour refus de servir
à Gaza
JERUSALEM - Un réserviste israélien a été
condamné au cachot pour avoir refusé de servir dans
la bande de Gaza, pour la première fois depuis le début
de l'opération militaire dans le territoire palestinien,
a indiqué lundi une organisation locale opposée à
l'occupation israélienne.
Agé de 35 ans, ce réserviste d'une unité du
génie militaire a été condamné à
14 jours de cachot pour insubordination. Il a expliqué qu'il
entendait protester contre la mort de plusieurs centaines de Palestiniens
dans l'opération israélienne lancée le 27 décembre,
a précisé l'organisation "Ometz lesarev"
(le courage de refuser) dans un communiqué.
Un porte-parole de l'armée a pour sa part indiqué
que le réserviste avait été condamné
à une semaine de prison pour "absence illégale",
ne pouvant confirmer sa détention en quartier d'isolement.
Selon le porte-parole, le réserviste a été
sanctionné car "il a refusé de se rendre à
un stage professionnel pour des raisons personnelles, et cette affaire
a été montée en épingle". Le militaire
"ne faisait pas partie d'une unité de combat et n'aurait
jamais été envoyé à Gaza", a-t-il
souligné.
Ometz lesarev encourage les soldats à refuser de servir dans
les territoires palestiniens pour ne pas cautionner l'occupation
israélienne.
Elle a précisé que depuis le 27 décembre, huit
réservistes s'étaient adressés à elle
pour obtenir des conseils juridiques.
Sur ces huit, trois ont finalement refusé d'être envoyés
à Gaza. Mais deux d'entre eux sont parvenus à un accord
à l'amiable avec leur commandant les autorisant à
ne pas combattre dans le territoire, selon la même source.
L'offensive israélienne contre le Hamas islamiste a fait
plus de 900 morts palestiniens dans la bande de Gaza.
(©AFP / 13 janvier 2009 01h02)
Cancer colorectal : le diagnostic précoce réduit la
mortalité
PARIS - Le diagnostic précoce du cancer colorectal, le troisième
des cancers en France par le nombre de nouveaux cas et le deuxième
par le nombre des décès, "est le moyen le plus
efficace pour en réduire la mortalité", surtout
si l'on utilise des tests immunologiques, plus sensibles.
Avec 37.413 nouveaux cas en France en 2005, le cancer colorectal
se situe derrière les cancers de la prostate et du sein et
au deuxième rang des décès par cancer après
le cancer du poumon.
Le taux de survie est un des meilleurs taux de survie d'Europe,
selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH)
publié sur ce thème mardi par l'Institut de veille
sanitaire.
L'incidence (nouveaux cas) de ce cancer, qui touche particulièrement
les plus de 50 ans, est restée stable depuis 1980. La survie
relative à cinq ans, en fonction de l'âge, est de 55%
chez l'homme et de 57% chez la femme, des chiffres qui s'améliorent
avec le temps, "les cas les plus récemment diagnostiqués
ayant un meilleur pronostic". Le taux de mortalité est
faible à partir d'un an après le diagnostic.
Depuis fin 2008, le test de dépistage du cancer colorectal
par recherche d'un saignement dans les selles est proposé
gratuitement dans toute la France tous les deux ans aux plus de
50 ans. Un test positif impose de rechercher la cause du saignement
par une coloscopie.
La France est à cet égard le pays le plus avancé
d'Europe, selon le BEH, qui précise qu'au 1er novembre 2007
quelque 42% des personnes concernées par un programme pilote
avaient participé à ces tests.
Cependant ces tests à lecture visuelle ne permettent de détecter
qu'un peu plus de la moitié des cancers débutants
et 20 à 30% des adénomes (polypes) à haut risque
de transformation maligne. Chez les personnes dépistées,
la baisse de la mortalité est de 33 à 39%. "Cette
faible sensibilité représente un frein à la
généralisation et au succès du dépistage
du cancer colorectal", souligne l'étude.
L'utilisation de tests immunochimiques (qui mesurent la concentration
en hémoglobine des selles) pourrait offrir une meilleure
capacité de détection, selon le BEH. Aujourd'hui,
l'automatisation de leur lecture rend leur coût comparable
à celui des test classiques et "permet d'envisager leur
utilisation sur de grandes populations".
Quant aux coloscopies (examen intestinal interne effectué
en général sous anesthésie générale),
leurs complications graves sont "rares", avec par exemple
des risques de transmission d'infection par les endoscopes de seulement
1 pour 1,8 million d'examens. Les hémorragies sont essentiellement
liées aux gestes thérapeutiques sur les polypes.
(©AFP / 13 janvier 2009 00h01)
Santé:
3,17 milliards de FCFA contre le paludisme
Lomé - 05/11/2008 - Le gouvernement du Togo va débloquer
3,17 milliards de francs CFA pour le financement d'une campagne
de lutte contre le paludisme et la malnutrition des enfants qui
débutera dans la première quinzaine de décembre,
a appris la PANA mercredi à Lomé de source officielle.
Cette campagne, qui sera
accompagné d'une distribution de moustiquaires imprégnées,
vise à la réduire la morbidité et la mortalité
dues au paludisme et à améliorer l'état nutritionnel
des enfants.
Selon les chiffres officiels,
le paludisme constitue la première cause de morbidité
et de mortalité au Togo où il représente 43
pour cent des consultations alors que le taux de létalité
palustre est de six pour cent chez les enfants de moins de cinq
ans dans le pays.
Le Togo qui a souscrit
à l'Initiative «Faire reculer le paludisme» dispose
d'un Plan stratégique visant à réduire de moitié
la morbidité et la mortalité palustre.
Les parasitoses intestinales
font partie des principales causes de l'anémie chez les enfants
de 6 à 36 mois tandis que la carence en vitamine A affecte
35 pour cent des enfants de six ans, indiquent les statistiques
officielles.
Une
machine à attraper les voleurs
Aux États-Unis d'Amérique, une machine à attraper
les voleurs a été inventée récemment
par des chercheurs du Massachusetts; Puis il a été
décidé de la tester dans plusieurs pays sur tous les
continents du Globe. Elle a donc été placée
dans différents pays pour des essais:
- Aux États-Unis, en 30 minutes, elle a attrapé 500
voleurs à main armée ;
- En Grande-Bretagne, en 25 minutes elle a attrapé 200 voleurs
avec des couteaux dangereux ;
- En Allemagne, en 30 minutes, la machine n'a attrapé aucun
voleur, mais a déjoué 20 tentatives de pickpocket;
- Au Japon, en 15 minutes, elle a attrapé 3 voleurs en cols
blancs :
- En Chine, en 1 heure elle a attrapé 100 voleurs ;
- En Russie, en 30 minutes elle a attrapé 900 voleurs dans
seule la section de Vodka ;
- En Irak, en 1 heure, elle a attrapé 152 bombardiers-suicides
avec des bombes partout - Au Ghana, en 10 minutes elle a attrapé
6000 voleurs dont 5000 escrocs.
- En Côte d'Ivoire, en 50 mn elle a attrapé 2000 voleurs
dont 1800 dans le café-cacao.
- En Afrique du Sud, en 30 minutes, elle a attrapé 9000 voleurs
et déjoué 1000 violeurs - Au Zimbabwe, en 5 minutes,
elle a attrapé 2.000.000 de voleurs ;
- Au Togo, en
15 minutes, elle a attrapé 300 voleurs de Zémidjan
et 1000 emporteurs d'urnes de vote.
- Au Nigeria, en seulement 2 minutes ...la machine a été
volée. Sacrés nigérians
INTERVIEW
: «
Un chef traditionnel doit être un grand conducteur d’hommes
»
Togbé Ahuawoto Sawado Lawson Zankli VIII, l’un
des chefs traditionnels d’Aného, ville togolaise située
sur le Golfe du Bénin, était récemment à
la rencontre des populations togolaises de l’extérieur.
Ce périple qui intervient six ans après son intronisation
en août 2002, l’a successivement conduit aux Antilles
et en Europe.
Le garant du trône Lolan que nous avions rencontré,
a bien voulu se prêter à nos questions. Il était
entouré de Lawson Têtêvi Adjo et Lawson Djêki
Laté, deux membres de la cour royale. Lisez plutôt
!
Entretien
réalisé par Yves Lodonou et Ekoué Satchivi
Sa
Majesté Togbé Ahuawoto Sawado Zankli Lawson VIII,
vous êtes l’un des chefs traditionnels de la Ville d’Aného,
nous vous souhaitons Woézon (Bon arrivée). Pour débuter
cet entretien, peut-on savoir le bien fondé de votre séjour
en Europe ?
A notre intronisation en août 2002 en qualité de garant
du Palais Lolan, nous avions reçu l’enthousiasme et
le soutien de tous, parents, frères et sœurs tant de
l’intérieur que de la diaspora d’Europe, d’Amérique
et des Antilles. C’est de cette manière que six ans
déjà que nous sommes à la tâche, nous
avons décidé d’aller à la rencontre de
ces parents qui vivent à l’extérieur pour les
remercier et leur témoigner notre gratitude, mais également
nous entretenir avec eux sur les questions liées au développement
de notre localité, leur exposer les problèmes ayant
trait à la gestion quotidienne du Palais, et naturellement
recevoir d’eux, les suggestions et conseils indispensables
pour parfaire notre tâche. Il s’agit d’une visite
à titre privé.
Remontons
le temps pour évoquer l’histoire de la chefferie chez
les Lawson. Il paraît que la couronne royale ne se transmet
pas de père en fils ? Est-ce le chef Lawson VIII confirme
les faits ?
Au prime abord, cela avait ainsi débuté. Après
le règne de notre tout premier souverain, le Roi Lawson Zankli
Akuété Georges 1er, ce fut son fils Alexandre Boèvi
Lawson II qui lui a succédé. Mais les choses ont changé
par la suite. Plusieurs lignées Lawson étant constituées,
le choix s’opère dès lors au sein de l’une
de ces différentes lignées. Il s’agit d’un
choix très spirituel. Nul n’est imposé. On peut
proposer, mais c’est à partir d’une consultation
bien menée que l’on arrive à dégager
qui sera celui -là au sein de cette famille capable d’assumer
la noble mission, celle d’être le garant du trône
au Palais Lolan. Le Fâ ( l’oracle) est consulté
pour déterminer le choix du nouveau chef. En cela, les ancêtres
et toutes les divinités sont aussi consultés et mis
à contribution pour le choix final.
Au-delà de cette explication, l’histoire nous apprend
que bien avant vous, votre père a joué un important
rôle à la tête du Palais de Lolan. Il avait été
Régent du trône royal.
Tout à fait ! Au décès du Roi Boèvi
Glynn Gaîzer Zankli Lawson VI dont l’un des fils, le
Prince Lawson Laté Adjo fait partie aujourd’hui des
notables à Lolan . C’était mon père (Lawson
Savado Abalovi Raphaêl de 1955 à 1960 -NDLR) qui avait
été choisi à l’époque pour assurer
la régence du trône. Dans nos pratiques, le régent
n’ayant pas le droit de devenir roi, il cédera la place
au nouveau Roi en l’occurrence, Rudolph Akuété
Banku Lawson VII.
Il a fallu une régence de plus
d’une décennie assurée par le Prince Lawson
Laté Zodanou Michel avant votre intronisation. Peut-on savoir
les critères requis pour devenir le Roi de Lolamé
à Aného ?
Ils sont aussi simples ces critères. Tout d’abord,
l’heureux élu doit être un lettré. On
ne statue pas trop sur les diplômes obtenus. On tourne surtout
vers l’âge ; il doit avoir autour de la cinquantaine,
être sain sur le plan physique, et capable d’assumer
convenablement son rôle. Il doit surtout être quelqu’un
d’une moralité exemplaire.
Il existe toute une kyrielle de souverains au Togo et ceux-ci règnent
sur de microscopiques royaumes Quelles sont les réelles attributions
du Roi Lawson VIII ?
Les choses ont beaucoup changé de nos jours. D’abord
l’appellation de Roi n’est plus tellement en pratique,
et nous sommes retournés au niveau de la tradition. Par exemple,
on dit à Ouantchin, le Roi des Ewés, tout comme on
parle du Roi des Guins au niveau d’Aného. Hier c’était
les royaumes, mais avec l’avènement de l’administration
coloniale et de la République, le terme « chef traditionnel
» est plus à la mode.
Le chef traditionnel est le premier responsable de ses administrés.
Son rôle est d’assurer d’abord la cohésion
sociale afin que la paix règne dans la cité. C’est
lui qui règle les petits problèmes et autres conflits
dans tous les domaines. Etant africains, nous avons nos pratiques.
Le chef traditionnel est aussi le principal garant des us et coutumes.
Il ne doit pas se cantonner à ces rôles, mais aller
au-delà pour devenir un acteur de développement ;
ce que nous faisons actuellement au Palais Lolan. Car il faut permettre
à ce que la société à la base avec l’appui
des pouvoirs publics, trouve au quotidien son mieux-être.
Il y a six ans que vous êtes à
la tête du Palais de Lolan, un quartier fort historique de
la Ville d’Aného. Abordons à présent
le quotidien de vos administrés ?
Nous sommes bien entendus à la tête du Palais de Lolan,
mais il faut préciser qu’au sein de la Ville d’Aného,
on compte au total vingt cinq quartiers qui sont gérés
par des chefs. Chez nous peuples Guin d’Aného, notre
localité se situant entre l’Océan et la lagune,
la pêche constitue notre principale activité, mais
à côté, il y a le petit commerce qui relève
le plus souvent du domaine des ménagères qui gèrent
de petites boutiques ou la vente à la criée. Délaissé,
l’artisanat qui autrefois faisait partie des activités
de la population, est entrain d’être redynamisé.
Comme vous le savez si bien, les populations d’Aného
s’adonnent aussi à l’élevage surtout du
porc très ancré dans leurs domaines d’action.
Pour parler de nos activités au sein même du Palais,
il faut dire que nous travaillons autour d’un programme hebdomadaire.
Nous avons un jour de réception des plaintes, un autre pour
le jugement ; il ne s’agit pas pour nous d’un jugement
punitif. Plutôt, nous essayons de pacifier les protagonistes,
de trouver la bonne formule pour faire régner l’entente
entre tous. Notre jour d’audience est le jeudi. A l’occasion,
le Roi reçoit tous ceux qui en font préalablement
la demande. Un autre jour est réservé aux divinités
Sertie
entre l’océan et la lagune, la Ville d’Aného
constitue tout un symbole sur le plan historique. Bon nombre de
ses fils sont à l’extérieur et la cité
tricentenaire est désertée, abandonnée aux
personnes du troisième âge. L’ancienne capitale
du Togo nécessite une véritable réhabilitation.
Quels sont les efforts engagés pour encourager les jeunes
à y demeurer et contribuer à son développement
?
Elle est historique notre ville et bien entendu tricentenaire. Mais
quand vous y arrivez, franchement cela ne se ressent pas du tout.
C’est pour cela que nous œuvrons pour la réhabilitation
de notre cité. La preuve, quand vous arrivez à Lolan,
vous trouverez une statue géante de notre premier Roi, Sa
Majesté Lawson Zankli Akuété Georges 1er. Nous
avons également pris contact avec les grandes familles de
la ville, car chacune d’elles, est détentrice d’une
histoire, d’un passé qui méritent d’être
restaurés. Nous essayons de les motiver afin que chaque maison
puisse restaurer son histoire, parler de ses ancêtres, évoquer
le rôle qu’ils ont joué à l’époque.
N’oublions pas que Aného est une ville légendaire
et ceci grâce à la contribution de toutes ces grandes
familles. Elles occupent une place prépondérante dans
notre histoire.
Nos ancêtres étant arrivés en plusieurs clans
de Gengbo (actuelle ville d’Accra) et il faut préciser
que nos pratiques coutumières diffèrent les unes des
autres. Ce que fait par exemple, un La n’est le même
auprès d’un Tougban.. Notre devoir est de procéder
à la revalorisation de cet important patrimoine. La rénovation
des structures immobilières également nous intéresse,
afin qu’elles répondent à notre réalité
historique. Concernant les jeunes, leur avenir nous préoccupe
énormément. Nous avons mis en place des centres de
formation ( maçonnerie, menuiserie, coiffure, couture, art
...) pour les occuper. Et au terme de leurs formations, il faut
les suivre et les accompagner pour qu’ils soient productifs
ici et là.
L’oralité a toujours marqué
notre histoire ! Que faites-vous aujourd’hui pour mieux informer
les générations actuelles sur le passé ?
Des structures existaient auparavant sur le plan purement oral,
et nous avons proposé qu’elles soient dotées
d’un texte. Nous vous citons en exemple le Conseil des princes
( ensemble des familles Lawson) dans la mesure où nous en
avons dénombré plus ou moins une centaine. Il nous
faut un texte qui régisse ce conseil. La même chose
va réaliser au niveau des familles alliées et amies
( Ajavon, d’Almeida, de Souza...) pour aboutir finalement
sur la mise en place d’une Charte du royaume Lolan. Nous avons
au palais Lolan ce que les Anciens ont appelé le ( great
book ). Il s’agit du Grand livre de Lolamé. Un volumineux
ouvrage de 7 kilogrammes qui renferme des informations des correspondances
et lettres adressées aux parents ou à des colonies
mais rédigées en anglais. Ce précieux document
sur notre histoire a été retrouvé par des historiens
allemands qui l’ont transformé par la suite en format
réduit. Nous œuvrons à sa transcription en langue
française afin qu’il soit accessible à tous.
En le parcourant, chacun y retrouvera des éléments
pour en savoir plus sur le passé de sa famille, de ses ancêtres
et même retracer de soi-même l’histoire de la
Ville d’Aného.
Sa Majesté Lawson VIII, voudrez-vous nous expliquer pourquoi
ce document a-t-il été écrit en langue anglaise
?
Il faut juste vous préciser que nos premiers parents en l’occurrence
Latévi Awokou avait été formé en Angleterre,
de même que son fils Akuété Zankli, futur Roi
Lawson Zankli Akuété Georges 1er.Ils passaient pour
ainsi dire pour des pro-anglais. La preuve, est que c’est
lui Lawson Zankli Akuété Georges 1er qui avait crée
en 1852 dans l’enceinte de notre palais, la toute première
école du Togo ; composée de trois classes avec des
enseignants venus de la Sierra Leone, du Nigeria et du Liberia.
Auparavant le 29 mars 1843, il avait reçu en son palais,
Thomas Birch Freeman, le premier missionnaire en provenance d’Angleterre.
Et c’est cette date qui marque le début des activités
de l’Eglise méthodiste en terre togolaise. Le culte
qui se célébrait alors au sein même du palais
Lolan, sera au fil des années transféré au
Temple Méthodiste Ebenezer, vieille bâtisse située
à l’entrée de la Ville d’Aného
lorsqu’on vient de Lomé.
Le village d’Agokpamé selon
l’histoire aurait joué un rôle important dans
l’installation des Lawson après leur départ
d’Accra. Quelle place occupe de nos jours cette petite localité
dans le programme d’action du chef Lawson VIII ?
Nos ancêtres en quittant Accra sont arrivés un peu
en retard vers 1680 par rapport à nos parents de Glidji.
Chasseurs qu’ils étaient, ils se sont d’abord
installés à Glidji avant d’aller fonder le village
d’Agokpamé, un lieu qui doit son nom aux rôniers
(Agoti), où l’on trouvait en abondance du gibier. Après
son séjour d’études en Angleterre, notre aïeul
Latévi Awokou n’y est plus retourné, préférant
s’installer plutôt à Fantékomé,
puis à Badji, pour jouer pleinement son rôle d’interprète
auprès des navigateurs qui venaient accoster à Aného.
Il faut bien préciser que la localité d’Agokpamé
est et demeure une entité à part entière du
Royaume Lolan. Notre divinité (Agbami) s’y trouve..
C’est vous dire que la rénovation de ce lieu historique,
fait également partie de nos préoccupations..
A notre connaissance, le chef de ladite
localité n’est pas issu du clan Lawson
Il s’agit là d’un problème qui a précédé
notre intronisation et que nous essayons depuis six ans de le régler
de façon pacifique. Au Palais Lolan, il n’y a pas que
les natifs Lawson, plutôt vous trouverez à leurs côtés
des membres des familles alliées, des membres des clans Guin
comme les Wallace, les Blavo-Tsri etc.... Le problème que
vous avez soulevé existe bien avant notre intronisation et
nous essayons de le gérer avec la patience nécessaire.
Nous avions appris qu’au moment de sa nomination, le décret
le nommant avait été suspendu ; mais l’actuel
chef joue pleinement son rôle et nous le considérons.
Selon un adage de chez nous, il ne faut pas soi-même, se poignarder
le ventre. Nous constituons une communauté et il ne faut
rien provoquer.
Selon Sa Majesté Ahuawoto Sawado
Lawson Zankli VIII, quelles sont les qualités d’un
bon chef ?
Un bon chef traditionnel, à notre humble avis, la première
des choses est d’être à tout moment à
la disposition de sa communauté. C’est une lourde mais
noble responsabilité. Un chef traditionnel doit être
un grand conducteur d’hommes. Ses maîtres mots doivent
être patience, impartialité et intégrité.
De tout temps, la femme togolaise a été
de tous les combats pour le développement national. Quelle
place occupe-t-elle sous le règne du Roi Lawson VIII ?
Dès notre prise de fonction au Palais de Lolan, nous avions
procédé à une série de restructurations
en incluant par exemple la femme dans la notabilité, qui
auparavant était la chasse gardée des hommes. Le notable
étant celui qui assure le quotidien avec le Roi, la femme
à part son rôle de Tassinon sur le plan traditionnel,
a désormais son mot à dire sur le plan interpersonnel,
dans les litiges conjugaux. Sur un autre registre, de petites structures
ont été mises en place pour aider les femmes ménagères
à monter de petites activités génératrices
de leurs revenus. On leur emprunte un peu d’argent pour tenir
et elles remboursent le capital sans intérêt.
Vous avez un passé d’éducateur,
d’enseignant et de syndicaliste; la Ville d’Aného
dont vous êtes l’un des chefs traditionnels est une
ville frontalière et l’on sait le lourd tribut payé
par les jeunes face à plusieurs fléaux sociaux tels
que le VIH/ et les IST. Quelles sont les actions que vous avez jusqu’alors
menées dans la sensibilisation et la conscientisation de
la jeunesse ?
Dans ce cadre, l’Etat s’y investit beaucoup. Nous en
avons pour preuve le projet sous régional dénommé
Corridor dans lequel le Togo se trouve avec la Côte-d’Ivoire,
le Bénin, le Nigeria et le Ghana. Nous sommes tous appelés
à y contribuer. Au niveau du Palais de Lolan, nous organisons
bien souvent des séances d’information au profit de
la population. En la matière, nous travaillons régulièrement
avec le personnel de la Banque Mondiale à Lomé qui
nous rend régulièrement des visites de travail au
Palais de Lolan.
Bien souvent, nous rassemblons les jeunes pour les informer sur
le comportement à adopter face à la pandémie.
Nous leur présentons aussi des sketches avec des jeux de
rôle. Au centre médico-social, les patients, les femmes
qui accouchent sont en dehors de leurs problèmes de santé,
sont aussi sensibilisés sur les problèmes liés
au VIH/Sida, l’utilité du dépistage et des centres
de prise en charge. Nous allons aussi de maison en maison avec l’appui
des agents du centre.
Mais souvent, il se pose des problèmes de rupture de médicaments.
Au-delà, on note parfois des réticences. Nos actions
sont également orientées vers les établissements
scolaires et les centres de formation où nous procédons
à la distribution de préservatifs et de flyers...Nous
ne sommes pas au bout de notre peine ; le mal persiste lorsqu’on
prend en compte la situation géographique d’Aného
avec la flopée d’entrées et de sorties à
partir de la frontière de Sanvee-Condji. Ce combat face à
la terrible maladie, il nous faut le continuer au quotidien.
Parlez-nous du Palais sur le plan financier;
le traitement salarial du personnel qui y travaille.
Au sein de notre structure au niveau de l’Etat, les chefs
cantons perçoivent une indemnité annuelle. Au niveau
du palais, seul le Secrétaire principal du chef canton bénéficie
d’un salaire mensuel. Pour tout le reste, nous fonctionnons
à partir des dons, legs et parfois des cotisations mensuelles
que nous nous imposés par lignées familiales. On se
défend.
Votre action semble être caractérisée
par la lutte contre la pauvreté et la promotion du développement
local participatif. Le Palais Lolan dispose d’une station
radio qui émet en modulation de fréquence et d’un
centre médico-social. Quelles sont alors vos sources de financement
?
(Rire) ! Nous ne bénéficions d’aucun appui de
la part de l’Etat, sauf qu’il nous a accordé
l’autorisation d’installation. De partenaires, nous
n’en avons pas en termes clairs ; autrement nous nous reposons
sur l’action des bonnes volontés, du soutien des parents
qui vivent à l’extérieur. Les dons qui nous
parviennent sont transformés en moyens de réalisation.
A vocation associative, la station radio Océan FM a été
créée en avril 2004 par l’Association Action
Plus avec le soutien financier d’une autre, SOS Aného
basée en France. Elle est installée au sein même
de notre palais et émet désormais sur la fréquence
107.7fm. Quant à notre centre médico-social qui se
trouve à Fantékomé, il vient à moindre
coût au secours des patients et réalise mensuellement
une cinquantaine d’accouchements. A ce qu l’on peut
penser sur notre périple, nous ne sommes pas allés
vers de véritables bailleurs de fonds, mais plutôt
vers des parents fort soucieux de nos difficultés pour leur
présenter nos doléances.
Une question déjà soulevée
un plus haut ; quels sont les rapports qui existent Sa Majesté
Lawson VIII et ses collègues de Nlessi et de Glidji ?
Nous sommes à Badji, le chef traditionnel des Guins d’Aného
sous le nom dynastique de Ahuawoto Savado Lawson Zankli VIII, et
nous vivons et travaillons en parfaite harmonie avec le Gê
Fiogan Sédégbé Foli-Bébé XV pour
les Guins de Glidji et Nana Ohiniko Quam Dessou pour les( Mina ou
Adjigo) à Nlessi. Cette complémentarité dans
le travail nous permet d’œuvrer efficacement avec les
pouvoirs publics pour le progrès de notre pays.
Au terme de cet entretien, Sa Majesté
Lawson VIII, a-t-il un mot particulier à l’endroit
de ses compatriotes de l’extérieur ?
Nous exhortons les parents, nos frères et sœurs, mieux
tous les compatriotes qui vivent à l’extérieur
du Togo, à se conformer aux lois qui régissent la
vie de leurs différents pays d’accueil. Il leur incombe
de faire preuve d’honnêteté et de considération
à l’endroit des différentes autorités.
Au-delà, ils ne doivent pas oublier la Mère patrie
; le Togo qui attend beaucoup d’entre nous. Chacun doit apporter
sa contribution si modeste soit -elle pour sa construction. Qu’ils
prennent conscience que nous tous avons e devoir moral d’œuvrer
pour son développement ! Lorsque chaque cellule de base émerge,
se développe, cela se ressent au niveau du quartier, du village,
du canton voire sur le pays. Lorsque le Togo se développera,
il en sera ainsi pour tout le continent africain. Aidons-nous, et
le ciel nous aidera.