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Dossier: Beauté, combien ça coûte?: ruée sur les crèmes éclaircissantes, dangereuses et en vente libre, le cas du Sénégal. Les dangers du soleil, ce n'est pas que sur la plage!
DAKAR - Les crèmes éclaircissantes pour la peau, à base de corticoïdes et d'agents dépigmentants très puissants, n'ont jamais eu autant de succès sur les marchés du Sénégal où elles s'exposent en vente libre, malgré leur dangerosité avérée.
Dans son cabinet de l'hôpital Aristide Le Dantec, à Dakar, la dermatologue Suzanne Oumou Niang s'alarme de voir que "leur utilisation est en augmentation constante depuis une dizaine d'années".
"Ces crèmes sont en vente libre alors qu'elles ne devraient être livrées que par ordonnance et pour des affections dermatologiques! Certains corticoïdes n'ont même pas l'autorisation de vente dans les pharmacies", souligne le Pr. Niang.
Dans le service où elle exerce, "60% des cas d'infections sévères et profondes de la peau sont liés à l'application de produits de dépigmentation".
Pour elle comme pour bien d'autres médecins dakarois, cette vogue est devenue "un vrai problème de santé publique".
Dans les échoppes du marché Sandaga, en plein centre de la capitale sénégalaise, ce sont des cartons entiers de crèmes "Clair and White", "X-White" ou "L'Abidjannaise" que les marchands disent écouler quotidiennement.
Les flacons se vendent de 500 CFA à 25.000 CFA (0,75 à 38 euros), les moins chers étant importés de Côte d'Ivoire, du Mali ou fabriqués au Sénégal.
Sur les étiquettes, le taux d'hydroquinone - dépigmentant interdit dans l'Union Européenne depuis 2001 - est officiellement de 2%.
En vérité, confesse un vendeur, "sur beaucoup de produits, le taux indiqué n'est pas le bon. Il est plutôt de 5%".
Depuis quatre mois, Mounass, 21 ans, s'enduit de ces produits deux fois par jour.
Parce qu'elle estime que "les hommes préfèrent les femmes à la peau claire", elle peut dépenser 40.000 FCFA (61 euros) par mois pour sa dépigmentation, soit l'équivalent du salaire minimum.
En dépit de tous les avertissements, la jeune femme assure ignorer les dangers de ces produits.
Les patientes que le Pr. Niang voit défiler à l'hôpital ont de l'acné, des tâches noires, des vergetures, des abcès. Deux cas de cancers de la peau spécifiquement dus à l'utilisation de crèmes éclaircissantes ont même été recensés ces quatre dernières années.
"Le risque de décès est surtout lié aux infections sévères de la peau, principalement dues au corticoïdes, qui peuvent se généraliser" (septicémie), explique la dermatologue.
L'utilisation de corticoïdes peut également engendrer hypertension et diabète.
Et une étude effectuée en 2006 à la maternité de l'Institut d'hygiène sociale de Dakar a montré que les femmes utilisant des corticoïdes à outrance accouchaient d'enfants d'un poids plus faible que la moyenne des bébés, selon la dermatologue Fatimata Ly, présidente de l'Association internationale d'information sur la dépigmentation artificielle (Aiida) créée en 2002.
Chaque soir, pendant 20 ans, Mme Diop s'est appliquée de tels produits éclaircissants, jusqu'au jour où des taches noires sont apparues sur sa peau. "Pour pouvoir arrêter, j'ai été aidée par un ami qui m'a soutenue. Sans lui cela aurait été difficile", raconte cette femme de 50 ans.
Selon les médecins, l'utilisation des produits de dépigmentation finit par provoquer une sorte de "dépendance psychologique". "Les femmes ont l'impression que si elles ne s'en servent plus, elles ne seront plus les mêmes", constate le Pr. Niang.
Durant l'été, l'Aiida organisera à Dakar une journée de consultations gratuites et des séances de prévention.


Les dangers du soleil, ce n'est pas que sur la plage

PARIS - Les dangers du soleil ne se confinent pas à la "bronzette", mettent en garde les dermatologues à l'occasion de la semaine de prévention des cancers de la peau, du 25 au 29 mai, soulignant que les marins, les agriculteurs ou les ouvriers du bâtiment sont des professions "exposées".
"C'est moins dangereux de vous exposer 20 jours par an en prenant des précautions que ces gens qui sont exposés toute l'année et qui ne vont pas avoir le réflexe de mettre un chapeau", a déclaré à l'AFP Catherine Oliveres Ghouti du Syndicat national des dermatologues (SNDV).
Pour la 11e année, le SNDV organise jeudi dans toute la France une journée de dépistage anonyme et gratuit des cancers de la peau. Soutenue par le ministère de la Santé et l'Institut national du cancer (INCa), cette initiative mobilise quelque 1.000 dermatologues bénévoles.
Cette année, cette journée s'inscrira dans une semaine de prévention particulièrement ciblée sur les gens de la mer (pêcheurs, personnels de la marine marchande ou plaisanciers) et les travailleurs des champs.
"Les affaires maritimes nous ouvrent leurs centres médicaux dans 22 ports français. On va pouvoir examiner les marins et leur famille qui sont des populations qui ne se sentent pas forcément à risque", explique le Dr Oliveres Ghouti. La Mutualité sociale agricole (MSA) est aussi associée à l'opération.
"Ce sont des populations qui ont peu l'occasion de voir un dermatologue et ne sont pas conscientes du problème de l'exposition solaire permanente", alors qu'elles sont exposées à un risque de cancer cutané "majeur", souligne la dermatologue.
Le mélanome est le plus grave des cancers de la peau en raison notamment de sa capacité à métastaser. Près de 8.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année et 1.500 décès enregistrés. Les carcinomes, moins agressifs, sont les plus fréquents (plus de 100.000 sont dépistés par an).
Le principal facteur de risque connu des cancers cutanés est le risque solaire. Pour les personnes qui travaillent en extérieur, "la meilleure protection, c'est le vêtement", indique le Dr. Oliveres Ghouti.
"Regardez les jardiniers avant, ils avaient des manches longues, qui protégeaient aussi des griffures, un pantalon et des bottes, et un chapeau à larges bords".
Le plaisancier en bermuda ou le jardinier du dimanche qui tond sa pelouse torse nu "ont tout faux", souligne-t-elle. Même en Bretagne !
La dermatologue insiste sur l'intérêt du chapeau par rapport à la casquette, plus volontiers portée aujourd'hui par les hommes. La casquette, explique-t-elle, ne protège pas les oreilles et "on voit beaucoup de carcinomes spinocellulaires sur les oreilles". Le chapeau protège aussi la nuque.
Les crânes dégarnis doivent se montrer particulièrement vigilants : "On voit beaucoup de carcinomes spinocellulaires sur le cuir chevelu".
Pour connaître les lieux de dépistage, un téléphone (0890 71 10 71) ou internet (www.syndicatdermatos.org).

Saint-Girons. Voces Intimae s'envole vers le Togo Chant choral. Festival international de Lomé.

Le chant, un lien indéniable entre cultures.
Du 5 au 9 août, l'ensemble couserannais Voces intimae participera au festival international de chant choral francophone de Lomé, au Togo, avec comme seul et unique thème « Le chant, paix pour l'humanité », lien entre les nations du monde entier.
A cette occasion, les chantres dirigés par Christian Pariot livreront leur prestation aux côtés de chœurs prestigieux venus du Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Congo, République Démocratique du Congo, Ghana, Nigéria et Togo.
Les objectifs majeurs de cette rencontre sur le continent africain étant de favoriser la professionnalisation du chant choral, de promouvoir le patrimoine vocal francophone en général et togolais en particulier, d'offrir aux chorales une aventure musicale et humaine et de promouvoir l'amitié et la fraternité enre les peuples.
Outre les nombreux concerts et conférences organisés durant ces cinq jours, des axes de choix ont été décidés avec l'ensemble des participants, avec notamment une grande soirée de performance vocale, plusieurs concerts libres ou de compétition, des ateliers de formation musicale et autres expositions. Docteur en musique à l'université de Toulouse, le dirigeant ariégeois, Christian Pariot, animera pour sa part, un atelier de perfectionnement ayant attrait à la direction de chœur.
Pour obtenir plus d'informations, contacter le 06.86.76.33.59 (pariot@club-internet.fr) ou rendez-vous sur le site vocesintimae.centerblog.net

Au Togo, les "bonnes" sont mieux respectées
Contrats de travail, jours de repos, meilleur salaire… Ces dernières années au Togo, les employées de maison, communément appelées "bonnes", sont mieux traitées, car mieux protégées. Les employeurs et le reste de la société commencent à les considérer.
Par Etonam Akakpo-Ahianyo, - "Si un jour mon employeur commet la maladresse de lever le petit doigt sur moi, ça va barder !", avertit, rageuse, Abra Djomédo, une employée de maison. Cette Togolaise de 24 ans, garde en mémoire l’enfer qu’elle a vécu chez son premier patron en 2003. "J’étais injuriée et battue pour un oui ou un non. Dieu merci, aujourd’hui, mon nouvel employeur me traite bien", explique-t-elle, joyeuse. Ce métier, exercé au Togo surtout par des jeunes femmes, consiste à assister certains ménages à travers divers travaux (cuisine, lessive, garde d’enfants en bas âge, etc.). Comme Abra, plusieurs domestiques, encore appelées "bonnes", ont vu leurs conditions de travail s’améliorer ces dernières années. De 5 000 Francs CFA (environ 8 €) par mois avant 2000, leur salaire moyen est passé aujourd’hui à 13 000 Francs CFA (près de 20 €).
La plupart exercent à présent leur métier sur la base d’un contrat de travail, élaboré avec l’appui de Welcome, une société privée de placement des employées de maison créée en 1998. Ce contrat oblige l’employeur à leur accorder un repos quotidien d’au moins dix heures et deux jours entiers de congé par mois. "Éviter de faire dormir la servante dans la cuisine ou dans les couloirs, éviter les privations de nourriture, les châtiments corporels et tout abus sexuel sur sa personne", sont quelques-unes des obligations à la charge des employeurs. Ceux qui enfreignent l’une ou l’autre de ces règles en subissent les conséquences. "Une patronne qui avait griffé sa bonne a été traduite en justice en mai dernier. Face à l’intransigeance du juge, elle a demandé un règlement à l’amiable. Elle a dû verser 110 000 Francs CFA (plus de 165 €) de dédommagement à son employée, en plus du montant des frais médicaux", rapporte Clarisse Biali, secrétaire générale du syndicat des employées domestiques du Togo. Cette structure, créée en 2007, compte près de 2 000 adhérentes aujourd’hui.
"Les bonnes ne sont plus seules"
"Le secteur utilisait un nombre important de mineures, incapables de dénoncer les mauvais traitements qui leur étaient infligés. Ce n’est plus le cas aujourd’hui", estime Sylvestre Assiah, le directeur de Welcome. Mieux informés sur ce métier, des ménages évitent désormais d’engager des enfants. Quant aux bonnes, elles préfèrent passer par un organisme de placement. Selon une étude menée en 2005 par l’ONG CARE-Togo, 60 000 familles ont recours aux services d’une domestique à Lomé et ses environs. La même étude révèle qu’en moyenne 400 000 travailleurs de différentes branches sont chaque année victimes d’abus en tous genres de la part de leurs patrons.
Tikpi Atchadam, expert en droits des enfants, perçoit "des signes encourageants, qui tranchent avec un passé sombre où les bonnes étaient battues à loisir et même violées par leurs patrons". Selon lui, ce revirement est notamment dû aux formations données par les associations de défense des droits des enfants et des femmes. L’État, de son côté, a pris d’importantes mesures pour améliorer les conditions d’exercice de cette activité. Un arrêté du ministre du Travail de 2007 l’a inscrit parmi les métiers dangereux pour les enfants, donc interdit. "Il nous arrive de retirer des enfants embauchés comme domestiques et de traduire leurs employeurs en justice", révèle Marceline Koda, secrétaire permanente de la Commission nationale d’accueil et de réinsertion des enfants victimes de traite.
Pour être placées, les domestiques (en majorité des femmes de la campagne) signent un contrat d’un an avec Welcome. Elles suivent une formation professionnelle de plusieurs jours, répartie en plusieurs modules : notions de français, formation sur leurs droits et devoirs et saine gestion de leur paye. En outre, elles reçoivent sur leurs lieux de travail des visites mensuelles inopinées de représentants de l’agence de placement. "Le fait de savoir que les bonnes ne sont plus seules oblige les employeurs à les traiter avec dignité", résume Dassi Anani, un patron de Lomé.
"Un travail comme un autre"
Cette avancée est diversement appréciée. "Parce qu’elles se sentent épaulées, les bonnes nous embêtent délibérément. Pour des peccadilles, la mienne me convoque à son agence de placement", confie, nerveuse, Georgette Ekpé, une patronne de Lomé. Da Kanlé, une autre, avertit : "Il faut se méfier de la nouvelle génération. Elles font du chichi et n’hésitent pas à subtiliser l’époux de leurs patronnes."
L’avenir des employées de maison pourrait encore s’améliorer. Une convention collective tripartite devrait bientôt être signée entre le syndicat des employées domestiques, l’association des employeurs de bonnes créée en 2007 et le ministère du Travail. Elle vise, entre autres, à doubler leur salaire mensuel pour le porter au niveau du Smig (42 €). A ceux qui trouvent ce montant trop élevé, Clarisse Biali répond : "Il est temps que les employeurs prennent conscience que ce métier est un travail comme un autre et le rémunèrent en conséquence."

Voir la vie en Sodabi
Au Bénin, le retour au village est souvent une étape délicate. L'enfant du pays qui s'est perdu en ville doit montrer patte blanche afin de prouver qu'il n'a pas perdu son âme dans les grandes cités. Et qu'il aime toujours les siens. Pour cela, le Béninois a une arme secrète : une bouteille de "sodabi". Un alcool qu'adore les villageois : le sodabi fait plus de 70 °C, rien de tel pour délier les langues sous l'arbre à palabres. Cet élixir redoutable est obtenu en faisant fermenter du vin de palme. Les bouteilles contiennent le plus souvent des racines, des épices et des pierres. Ces décoctions possèdent la réputation d'avoir des effets tonifiants et aphrodisiaques. En ville, le "sodabi" est servi dans les "maquis" (restaurants), dans des verres, grands comme des dés à coudre. Car après quatre tournées, les plus résistants commencent à ressentir les effets de l'ivresse. A Lomé, le "sodabi" est rebaptisé "Togo gin". Alors qu'en Côte d'Ivoire, il faut plutôt demander un "koutoukou" pour être compris du serveur. Mais peu importe le flacon, l'ivresse est garantie.

La Chine livre un nouvel hôpital à Lomé
Le ministre de la Santé, Komlan Mally et l’ambassadeur de Chine au Togo, Yang Min, ont participé mercredi à Lomé à une cérémonie au cours de laquelle les autorités chinoises ont officiellement remis les clés du nouvel hôpital central de Lomé. Transfert symbolique marquant la fin de la construction du bâtiment ; il reste toutefois à aménager l’intérieur.
Tout devrait être achevé fin 2009. Beijing a construit et financé l’édifice d’une surface totale de 5.930 m2.
L’hôpital accueillera également le Centre chinois de prévention et de traitement du paludisme qui s’est installé temporairement dans les locaux de la polyclinique de Lomé.
Togo : un projet de recyclage de piles usées à l’œuvre
Les piles contiennent des métaux lourds qui sont très néfastes pour la santé et pour l’environnement. Pour permettre aux Togolais de vivre dans un environnement sain, un projet de recyclage des piles usagées vient de voir le jour dans le pays. La correspondante de la Voix de l’Amérique à Lomé, Kayi Lawson, a suivi de près ce projet de protection environnementale.

Des fauteuils dentaires et du matériel de soins pour le Togo
Humanitaire. Deux associations de Revel et Caussade et un transporteur castrais unis dans une même action de solidarité.
Le transporteur Guy Doumayrou (à gauche) contribue à sa façon à l'action humanitaire des deux associations.
Tripartite et interdépartementale, voilà une démarche peu commune, dans le cadre d'une action humanitaire de surcroît. Celle organisée par deux associations trouvera son terme ce mardi, au Togo, où sera acheminé un imposant container de 60 m3 renfermant 6 fauteuils dentaires, des lits médicalisés, du matériel de soins, des chariots roulants, des vêtements… Au préalable, les représentants de l'association revéloise ARA Togo (Associations réunies des amis du Togo) et la Coopération internationale médicale et éducative (CIME) de Caussade (82) se sont retrouvés à Castres récemment. Précisément chez le transporteur Guy Doumayrou, implanté sur la plaine de Labescou, qui met gracieusement à disposition un de ses vastes hangars où est entreposé le matériel des associations. Avec son épouse Marie-Danielle, ils n'ont pas hésité à participer au chargement du container : « C'est notre façon d'aider, de contribuer à ces actions humanitaires. »
En 2006, grâce à des amitiés communes, l'ARA Togo et la CIME ont été amenées à travailler ensemble : « Nous avions été sollicités pour procéder au remplacement du fauteuil dentaire du centre hospitalier régional d'Atakpamé», indique Jean-Pierre Rouchi, président de la CIME. «Depuis cette mission, le ministère de la Santé togolais nous a soumis une liste de centres de santé publics à réhabiliter. Nous sommes aidés par le ministère français des Affaires étrangères pour réaliser cette mission, à hauteur de 10 000€. Soit remplacer 6 fauteuils dentaires, équipements indispensables au fonctionnement d'un cabinet dentaire, dans 5 sites différents, parfois distants de centaines de kilomètres. »
Présidente de l'ARA, Monique Fiol intervient au Togo depuis douze ans, « depuis l'année où, lors d'un voyage touristique, j'ai sauvé un enfant de la rougeolle grâce aux médicaments que j'avais sur moi ! À cette époque, j'étais auxiliaire médicale. J'ai pu constater les gros besoins de ce pays dans le domaine médical. » Elle a ainsi trouvé la vocation de l'ARA : aider et promouvoir la santé et l'éducation, avec le soutien fidèle d'entreprises et de commerçants de Revel. « Cette nouvelle mission nous permettra d'acheminer aussi des tôles données par une entreprise soualaise pour achever la réalisation d'un groupe scolaire». Parvenu à Bordeaux par la route, le container a été transbordé sur un cargo de la CMA CGM (transport maritime par conteneurs), à destination de Lomé, où l'attendront les mêmes représentants des deux associations.
En juillet, un chirurgien-dentiste et un technicien dentaire installeront le matériel et formeront le personnel togolais.

Accident du convoi présidentiel au Togo: Des blessés graves
Lomé - 11/05/2009 Au moins cinq personnes dont des journalistes et cameramen des médias publics ont été grièvement blessés dimanche dans un accident de la circulation ayant impliqué un convoi présidentiel sur la Route nationale N°2 à la hauteur de Baguida, (photo montée) dans la banlieue sud-est de Lomé, ont rapporté lundi plusieurs journaux privés locaux.
Selon "Golfe Info" paru ce lundi, un journaliste de la Télévision togolaise (TVT), deux cameramen du même organe ainsi qu'un photographe du quotidien gouvernemental "Togo presse" et un chauffeur figurent parmi les victimes.

De sources concordantes, le photographe et le journaliste, grièvement blessés, sont encore aux soins tandis que les deux cameramen et le chauffeur ont pu regagner leur domicile après des soins à l'hôpital. Le "Forum de la semaine" a expliqué que l'accident est survenu suite à la vitesse du cortège et eu égard au mauvais état de la route. Le chef de l'Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, revenait d'une visite à Aného, localité située à environ 50 km au sud-est de Lomé, la capitale, où il s'était rendu pour promettre la construction d'un pont.

Michelle Obama parmi "les plus belles" selon le magazine People
La Première dame des Etats-Unis Michelle Obama fait partie "des personnes les plus belles", selon la sélection annuelle de l'hebdomadaire américain "People" annoncée mercredi. A ses côtés figurent Halle Berry ou encore Angelina Jolie.
Mme Obama partage aussi les honneurs de cette sélection de 100 femmes et hommes avec l'actrice Freida Pinto ("Slumdog Millionaire"), la jeune chanteuse country Taylor Swift, ou encore la comédienne Christina Applegate. Celle-ci a récemment été opérée d'un cancer et figure en couverture du numéro consacré aux "personnes les plus belles".
Sans surprise, "People" distingue chez les hommes deux jeunes bourreaux des coeurs hollywoodiens: l'Américain Zac Efron, star de "High School Musical", et le Britannique Robert Pattinson, dont la popularité auprès des adolescentes est montée en flèche depuis son rôle de vampire dans "Twilight".

Kpatcha contre Faure, la position de Fambaré Natchaba
LAGOS (AFP) — L'arrestation mercredi du propre frère du président togolais Faure Gnassingbé, Kpatcha, souvent présenté comme le gardien du système opaque et autoritaire hérité de leur père, semble prouver qu'une page est tournée au Togo, même si la famille Eyadéma reste aux commandes.
"Il n'y a pas d'autre issue pour le Togo que de continuer sur la voie de la démocratie. L'ère Eyadéma est bien révolue et il faut aider le président", confie à l'AFP l'ancien président de l'Assemblée nationale Fambaré Natchaba.
Homme de grande influence du temps du président Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays de 1967 jusqu'à son décès en février 2005, M. Natchaba admet que le passé est "lourd" et que Faure Gnassingbé "fait des efforts énormes".
Pour lui, la querelle fratricide qui secoue le clan est "un accident de parcours" qui ne doit pas remettre en cause le processus. "Nous n'avons pas d'autre choix que la démocratie. On ne peut pas reculer".
Au Togo, "l'ère Eyadéma" correspond à 38 ans de pouvoir autoritaire et solitaire, de parti unique puis de multipartisme au début des années 90, de mélange entre politique et affaires. Tout partait et tout remontait au "Vieux", le surnom familier du général. Les grandes comme les petites décisions.
Reçu par le défunt président, un militaire embastillé s'était vu offrir le choix suivant: retourner en prison ou devenir ministre de la Défense.
Ministres, hommes d'affaires togolais et étrangers, courtisans, tous passaient des heures, affalés dans des fauteuils à Lomé 2, le siège de la présidence, à attendre une audience, une signature.
Le pays vivait à son rythme. Un homme politique français de passage en a fait l'expérience: il pensait avoir un entretien à 16H30, c'était en fait 04H30 du matin!
Quant à l'opposition, elle était insignifiante et laminée.
Avec Faure Gnassingbé, qui a directement succédé à son père, les choses et le style ont nettement changé. Les débuts ont été difficiles: d'abord imposé par les généraux, Faure a été élu lors d'un scrutin contesté marqué par des violences.
Mais, sans pour autant désavouer son père, des signes de changement ne trompent pas: il amorce le dialogue avec l'opposition, réhabilite le nom, honni du temps de son père, de Sylvanus Olympio, le premier président du Togo indépendant assassiné en 1963 lors d'un coup d'Etat auquel a participé Gnassingbé Eyadéma. Il va jusqu'à nommer fin 2006 comme Premier ministre un vieil ennemi de ce dernier, Yaovi Agboyibo.
Dans un pays dont l'histoire est jalonnée d'élections frauduleuses et de violences politiques, les législatives de 2007 se sont déroulées correctement selon les observateurs internationaux. Le Rassemblement du peuple togolais (RPT) au pouvoir a obtenu moins de voix que les deux principaux partis d'opposition réunis mais conserve une majorité parlementaire.
Les bailleurs de fonds ont repris le chemin de Lomé, notamment l'Union européenne fin 2007.
Reste pour le jeune président de bientôt 43 ans à gommer les taches du passé, gérer l'héritage et la famille, selon un analyste étranger.
"L'un (Kpatcha) assume totalement cet héritage pour conserver les intérêts, les méthodes, la pratique, l'autre (Faure) est peut-être parfois mal à l'aise" avec certaines pages sombres du pouvoir paternel, estime-t-il sous couvert de l'anonymat.
A la mort du "Vieux", une seule question était déjà sur toutes les lèvres: qui dirige la famille? Faure Gnassingbé a donné cette semaine un premier élément de réponse.

Togo : Du manioc à forte potentialité et enrichi en vitamine A pouraméliorer la nutrition
LOME, 9 avril 2009 -- L'Institut togolais de recherche agronomique (Itra) a développé des variétés de « manioc à chair jaune » enrichies en vitamine à potentialité de 40 tonnes à l'hectare en vue d'améliorer la nutrition et la production en manioc des populations, a appris jeudi l'Agence Xinhua de l'émission « page agricole » de Radio-Lomé.
Cet institut, qui met à la disposition des producteurs de nouvelles variétés de culture plus productives et plus adaptées aux conditions climatiques et pédologiques, a développé diverses variétés de manioc à des potentialités de rendement plus élevés à l'hectare.
Interrogé par Radio-Lomé sur ces variétés, M. Somana Komi, chef Programme manioc à l'Itra, a fait état de variétés dites « manioc à chair jaune » qui ont des potentialités de 30 à 40 tonnes à l'hectare enrichies en vitamine A.
«On les produit pour améliorer la nutrition en manioc pour nos populations », a-t-il expliqué, soulignant qu'il s'agit de « variétés mieux travaillées ».
«Nous avons d'autres variétés encore plus performantes dont les rendements dépassent largement les 50 tonnes à l'hectare », a confié M. Somana, des variétés en « sélection » que l'Itra compte vulgariser « très bientôt » pour augmenter la production au Togo.
Il explique que ceux sont des variétés « testées » dans toutes les régions du pays où elles peuvent être cultivées
Selon M. Somana, pour un même travail au champ, le paysan peut produire 3 fois ou 4 fois plus en utilisant les variétés améliorées, contre moins de 10 tonnes à l'hectare avec les variétés naturelles habituellement cultivées.
« Si le paysan applique bien les paquets technologiques que nous préconisons au tour de ces variétés », a-t-il précisé.
Parmi les variétés développées, des variétés TMS sont citées. Leur potentialité est de 50 tonnes à l'hectare et elles peuvent donner en milieu paysan 20 à 35 tonnes à l'hectare.

TOGO: L’armée offre des soins médicaux afin de redorer son blason
LOME, 9 avril 2009 (IRIN) - Quatre ans après la répression militaire massive qui a marqué les élections présidentielles au Togo, l’armée essaie de redorer son image en offrant pour la première fois des soins médicaux dans certaines des régions les plus pauvres du pays, d’après l’unité médicale des forces armées.

Après une semaine passée à prodiguer gratuitement des soins dans le district de Kara, situé dans le nord du pays, du 31 mars au 4 avril, le chirurgien en chef de l’armée, Badjona Songne, a déclaré à IRIN que dispenser des soins médicaux était une façon de rétablir la réputation abusive de l’armée. « Avant ces campagnes médicales [militaires], l’armée était considérée par la population locale comme un symbole de répression – une force brutale ».

Dans le cadre du processus de paix de 2006, le gouvernement togolais a accepté de constituer une commission de vérité et de réconciliation chargée d’examiner les cas de violations présumées des droits humains remontant à l’indépendance de 1956. Parmi les plus de 25 000 personnes récemment interrogées par le bureau du Haut Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies au Togo, 70 pour cent ont déclaré souhaiter que la commission soit en mesure de punir les coupables.

Besoins médicaux

Le gouvernement estime qu’en 2006, trois quarts des quelque 50 000 personnes vivant dans le district de Kara, dans le nord du pays, gagnent moins de 300 dollars, le salaire annuel minimum requis pour couvrir les besoins fondamentaux, d’après les calculs du gouvernement. Un quart des enfants de Kara souffrent de malnutrition chronique, et plus de sept pour cent souffrent de malnutrition aiguë, selon une enquête menée conjointement par les Nations Unies et le gouvernement en 2008.

M. Songne, chirurgien militaire, a déclaré à IRIN que les 1 200 militaires ayant assuré les soins médicaux, appuyés par 100 véhicules et un avion, ont été « submergés » de demandes. « Les patients ont été si nombreux que nous n’avons pas été en mesure d’aider tout le monde ».
Selon M. Songne, l’armée, en coordination avec le ministère de la Santé, a mené 27 000 consultations gratuites, réalisé 132 opérations – sur 484 demandes – et vacciné 15 000 personnes contre la fièvre jaune, la méningite et la rougeole, pour un coût de 130 000 dollars pris en charge par le ministère de la Défense.

Kadri Tankari, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Togo, a dit à IRIN qu’il ne voyait pas de problème à ce que les forces armées interviennent. « Dans la plupart des pays africains, les systèmes de santé nationaux sont très faibles et les institutions [gouvernementales] des ministères de la Santé ne peuvent y parvenir seules ».

Selon ce dernier, compte tenu de l’« ampleur » des problèmes de santé auxquels est confronté le Togo, les forces armées qui collaborent avec le ministère de la Santé peuvent apporter leur aide. « Les établissements de l’armée pourraient s’avérer utiles, tout particulièrement dans les zones éloignées », a affirmé M. Tankari.

D’après le gouvernement, en 2006, près de sept nourrissons sur 100 sont décédés à la naissance, 49 pour cent des naissances se sont déroulées sans surveillance médicale et on recensait moins d’un médecin pour 10 000 résidents – le nombre minimum recommandé par l’OMS pour garantir les services de santé fondamentaux.

M. Songne, chirurgien de l’armée togolaise, a expliqué à IRIN qu’il souhaitait voir les responsables locaux se tourner vers les forces armées pour assurer la gratuité des soins, des soins que les militaires continueront selon lui de prodiguer dans des lieux à déterminer. « Nous souhaitons par exemple qu’un jour, un responsable de canton se lève et dise « je veux voir ces hernies et ces goitres [gonflement des ganglions lymphatiques] disparaître de mon canton ». Le « rêve » de M. Songne est que les civils en viennent à faire confiance à l’armée.

Pour Ajavon Zeus, président de l’ONG Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CASIT), l’instauration d’un climat de confiance ne se fera pas en un jour. « La réconciliation est un processus qui se fera avec un ensemble de choses non avec des actes isolés ». M. Zeus a confié à IRIN que CASIT préparait des centaines de dossiers de poursuite pour violences présumées perpétrées par l’armée au cours de la répression de 2005.

Plus de 200 m³ de matériel médical pour les hôpitaux togolais
Depuis douze ans, l'association humanitaire pour la paix France-Togo rassemble du matériel médical d'occasion qu'elle achemine ensuite vers le Togo. Hier, c'était l'heure du chargement d'une cargaison impressionnante...
Pas de souci de bon usage des dons. Kofi-Raffael Awuitoh se rend lui-même au Togo une fois que la cargaison est arrivée à bon port pour veiller à la bonne distribution du matériel. « C'est très sérieux. C'est pour cela que beaucoup de gens nous font confiance et nous aident » , explique-t-il.
Il peut notamment compter sur Albert Couvreur, qui organise avec lui cette collecte, le centre hospitalier de Roubaix, notamment le Dr Demarcq en cardiologie, les Établissements Miellet et Agrea rue d'Alger qui acceptent de stocker le matériel dans leurs locaux. Hier matin, il accueillait des bénévoles de son association mais aussi de Bondues tiers-monde, venus aider dès 9 h du matin pour remplir les camions.
Il fallait en effet beaucoup de bonnes volontés pour procéder au chargement de dizaines de matelas, livres, photocopieurs, lits médicalisés. Direction ensuite le port d'Anvers avant le voyage en bateau.
M. Awuitoh les retrouvera sur place dès son arrivée à Lomé. « Quand on arrive, on est très attendus ! Depuis toutes ces années, on voit que tout ce qu'on a amené sert et ça, c'est très important ».
DELPHINE TONNERRE
Pour aider l'association humanitaire pour la paix France-Togo : 06.81.48.20.01 ou 06.70.68.07.82.

"Espoir Vie Togo France" cherche des parrains
En 2007, « Espoir Vie Togo France » de Mulhouse comptait 9 enfants filleuls togolais. Aujourd'hui, ils sont 33. L'association vise l'accompagnement d'enfants orphelins à travers un suivi scolaire, médical et surtout éducatif. Ses bénévoles recherchent toujours des parrains et marraines pour financer les besoins de ces enfants. Il existe deux manières de parrainer un jeune : soit par un parrainage scolaire, à raison de 20 € par mois, qui s'adresse aux enfants de 6 à 14 ans (prise en charge des fournitures scolaires, uniforme, frais de transport et surtout appui nutritionnel) ; soit par un parrainage d'apprentissage pour les 14 à 20 ans, désireux d'apprendre un métier.
Les montants sont déposés sur le livret de l'enfant. Chaque retrait s'effectue avec l'accord des responsables de l'association. Le parrainage a une durée minimale d'un an. Plusieurs personnes peuvent parrainer un seul enfant. Ce geste permet à un enfant en détresse de retrouver un peu d'espoir.
(Contact au 17, rue Jacques Henric Pétri à 68100 - Mulhouse - Tél : 06 09 22 36 13 ou sur : espoirvietogofrance@yahoo.fr)
Avec les orphelins de Lomé
L'association mulhousienne « Espoir Vie Togo France » organise un repas carpes frites, dimanche 15 mars à la salle de l'AAPPMA Espérance, à Saint-Louis. Solidaire des enfants orphelins de Lomé, elle invite aussi à se rapprocher des actions concrètes développées sur le terrain par ses partenaires de la plus importante ONG togolaise de lutte contre le sida.
Depuis deux ans, l'antenne Mulhousienne d'« Espoir Vie Togo » a pris le relais du jumelage déjà existant, depuis 2000, entre la délégation départementale de Aides 68 et l'ONG « Espoir Vie Togo ». « Nos objectifs visent en priorité des enfants orphelins pour la plupart et souvent à la charge des grands-parents, eux-mêmes dépassés par la situation », explique la présidente Christine Burgart. Très au fait du quotidien togolais, puisqu'elle a déjà effectué plus de soixante voyages dans le pays. Par Ghislaine Mougel

Un jeune Togolais échappe aux trafiquants
Seme 16 January 2009La police de Lagos a annoncé vendredi avoir arrêté un réseau de trafiquants d’êtres humains au poste-frontière de Sémé séparant le Nigeria du Bénin. En tout, 19 suspects déjà recherchés pour meurtres, attaques à main armée et kidnapping. Le commissaire de police principal, Marvel Akpoyibo, a indiqué que le groupe tentait de faire passer au Nigeria 17 enfants étrangers dont l’un originaire du Togo. Les victimes ne possédaient aucun document valable de voyage. Leur destination finale était Ibadan, dans l’Etat d’Oyo, où ils devaient être employés dans des fermes.Voici une liste de victimes communiquée par les services de sécurité à Lagos: Yandin Ali-Dapo (17ans), Samuel Berubojo (20 ans), Kofi Yahiu (14 ans), Yala Yalla (14 ans), Waku Barka (16 ans), Basuba Kodiyo (9 ans), Beyin Pampa (16 ans), Issac Tambo (15 ans) and Simeon Ijile (15).

Israël: un premier réserviste condamné pour refus de servir à Gaza
JERUSALEM - Un réserviste israélien a été condamné au cachot pour avoir refusé de servir dans la bande de Gaza, pour la première fois depuis le début de l'opération militaire dans le territoire palestinien, a indiqué lundi une organisation locale opposée à l'occupation israélienne.
Agé de 35 ans, ce réserviste d'une unité du génie militaire a été condamné à 14 jours de cachot pour insubordination. Il a expliqué qu'il entendait protester contre la mort de plusieurs centaines de Palestiniens dans l'opération israélienne lancée le 27 décembre, a précisé l'organisation "Ometz lesarev" (le courage de refuser) dans un communiqué.
Un porte-parole de l'armée a pour sa part indiqué que le réserviste avait été condamné à une semaine de prison pour "absence illégale", ne pouvant confirmer sa détention en quartier d'isolement.
Selon le porte-parole, le réserviste a été sanctionné car "il a refusé de se rendre à un stage professionnel pour des raisons personnelles, et cette affaire a été montée en épingle". Le militaire "ne faisait pas partie d'une unité de combat et n'aurait jamais été envoyé à Gaza", a-t-il souligné.
Ometz lesarev encourage les soldats à refuser de servir dans les territoires palestiniens pour ne pas cautionner l'occupation israélienne.
Elle a précisé que depuis le 27 décembre, huit réservistes s'étaient adressés à elle pour obtenir des conseils juridiques.
Sur ces huit, trois ont finalement refusé d'être envoyés à Gaza. Mais deux d'entre eux sont parvenus à un accord à l'amiable avec leur commandant les autorisant à ne pas combattre dans le territoire, selon la même source.
L'offensive israélienne contre le Hamas islamiste a fait plus de 900 morts palestiniens dans la bande de Gaza.
(©AFP / 13 janvier 2009 01h02)


Cancer colorectal : le diagnostic précoce réduit la mortalité
PARIS - Le diagnostic précoce du cancer colorectal, le troisième des cancers en France par le nombre de nouveaux cas et le deuxième par le nombre des décès, "est le moyen le plus efficace pour en réduire la mortalité", surtout si l'on utilise des tests immunologiques, plus sensibles.
Avec 37.413 nouveaux cas en France en 2005, le cancer colorectal se situe derrière les cancers de la prostate et du sein et au deuxième rang des décès par cancer après le cancer du poumon.
Le taux de survie est un des meilleurs taux de survie d'Europe, selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié sur ce thème mardi par l'Institut de veille sanitaire.
L'incidence (nouveaux cas) de ce cancer, qui touche particulièrement les plus de 50 ans, est restée stable depuis 1980. La survie relative à cinq ans, en fonction de l'âge, est de 55% chez l'homme et de 57% chez la femme, des chiffres qui s'améliorent avec le temps, "les cas les plus récemment diagnostiqués ayant un meilleur pronostic". Le taux de mortalité est faible à partir d'un an après le diagnostic.
Depuis fin 2008, le test de dépistage du cancer colorectal par recherche d'un saignement dans les selles est proposé gratuitement dans toute la France tous les deux ans aux plus de 50 ans. Un test positif impose de rechercher la cause du saignement par une coloscopie.
La France est à cet égard le pays le plus avancé d'Europe, selon le BEH, qui précise qu'au 1er novembre 2007 quelque 42% des personnes concernées par un programme pilote avaient participé à ces tests.
Cependant ces tests à lecture visuelle ne permettent de détecter qu'un peu plus de la moitié des cancers débutants et 20 à 30% des adénomes (polypes) à haut risque de transformation maligne. Chez les personnes dépistées, la baisse de la mortalité est de 33 à 39%. "Cette faible sensibilité représente un frein à la généralisation et au succès du dépistage du cancer colorectal", souligne l'étude.
L'utilisation de tests immunochimiques (qui mesurent la concentration en hémoglobine des selles) pourrait offrir une meilleure capacité de détection, selon le BEH. Aujourd'hui, l'automatisation de leur lecture rend leur coût comparable à celui des test classiques et "permet d'envisager leur utilisation sur de grandes populations".
Quant aux coloscopies (examen intestinal interne effectué en général sous anesthésie générale), leurs complications graves sont "rares", avec par exemple des risques de transmission d'infection par les endoscopes de seulement 1 pour 1,8 million d'examens. Les hémorragies sont essentiellement liées aux gestes thérapeutiques sur les polypes.
(©AFP / 13 janvier 2009 00h01)

Santé: 3,17 milliards de FCFA contre le paludisme
Lomé - 05/11/2008 - Le gouvernement du Togo va débloquer 3,17 milliards de francs CFA pour le financement d'une campagne de lutte contre le paludisme et la malnutrition des enfants qui débutera dans la première quinzaine de décembre, a appris la PANA mercredi à Lomé de source officielle.

Cette campagne, qui sera accompagné d'une distribution de moustiquaires imprégnées, vise à la réduire la morbidité et la mortalité dues au paludisme et à améliorer l'état nutritionnel des enfants.

Selon les chiffres officiels, le paludisme constitue la première cause de morbidité et de mortalité au Togo où il représente 43 pour cent des consultations alors que le taux de létalité palustre est de six pour cent chez les enfants de moins de cinq ans dans le pays.

Le Togo qui a souscrit à l'Initiative «Faire reculer le paludisme» dispose d'un Plan stratégique visant à réduire de moitié la morbidité et la mortalité palustre.

Les parasitoses intestinales font partie des principales causes de l'anémie chez les enfants de 6 à 36 mois tandis que la carence en vitamine A affecte 35 pour cent des enfants de six ans, indiquent les statistiques officielles.

Une machine à attraper les voleurs
Aux États-Unis d'Amérique, une machine à attraper les voleurs a été inventée récemment par des chercheurs du Massachusetts; Puis il a été décidé de la tester dans plusieurs pays sur tous les continents du Globe. Elle a donc été placée dans différents pays pour des essais
:
- Aux États-Unis, en 30 minutes, elle a attrapé 500 voleurs à main armée ;
- En Grande-Bretagne, en 25 minutes elle a attrapé 200 voleurs avec des couteaux dangereux ;
- En Allemagne, en 30 minutes, la machine n'a attrapé aucun voleur, mais a déjoué 20 tentatives de pickpocket;
- Au Japon, en 15 minutes, elle a attrapé 3 voleurs en cols blancs :
- En Chine, en 1 heure elle a attrapé 100 voleurs ;
- En Russie, en 30 minutes elle a attrapé 900 voleurs dans seule la section de Vodka ;
- En Irak, en 1 heure, elle a attrapé 152 bombardiers-suicides avec des bombes partout - Au Ghana, en 10 minutes elle a attrapé 6000 voleurs dont 5000 escrocs.
- En Côte d'Ivoire, en 50 mn elle a attrapé 2000 voleurs dont 1800 dans le café-cacao.
- En Afrique du Sud, en 30 minutes, elle a attrapé 9000 voleurs et déjoué 1000 violeurs - Au Zimbabwe, en 5 minutes, elle a attrapé 2.000.000 de voleurs ;

- Au Togo, en 15 minutes, elle a attrapé 300 voleurs de Zémidjan et 1000 emporteurs d'urnes de vote.
- Au Nigeria, en seulement 2 minutes ...la machine a été volée. Sacrés nigérians

INTERVIEW : « Un chef traditionnel doit être un grand conducteur d’hommes »
Togbé Ahuawoto Sawado Lawson Zankli VIII, l’un des chefs traditionnels d’Aného, ville togolaise située sur le Golfe du Bénin, était récemment à la rencontre des populations togolaises de l’extérieur. Ce périple qui intervient six ans après son intronisation en août 2002, l’a successivement conduit aux Antilles et en Europe.
Le garant du trône Lolan que nous avions rencontré, a bien voulu se prêter à nos questions. Il était entouré de Lawson Têtêvi Adjo et Lawson Djêki Laté, deux membres de la cour royale. Lisez plutôt !

Entretien réalisé par Yves Lodonou et Ekoué Satchivi

Sa Majesté Togbé Ahuawoto Sawado Zankli Lawson VIII, vous êtes l’un des chefs traditionnels de la Ville d’Aného, nous vous souhaitons Woézon (Bon arrivée). Pour débuter cet entretien, peut-on savoir le bien fondé de votre séjour en Europe ?
A notre intronisation en août 2002 en qualité de garant du Palais Lolan, nous avions reçu l’enthousiasme et le soutien de tous, parents, frères et sœurs tant de l’intérieur que de la diaspora d’Europe, d’Amérique et des Antilles. C’est de cette manière que six ans déjà que nous sommes à la tâche, nous avons décidé d’aller à la rencontre de ces parents qui vivent à l’extérieur pour les remercier et leur témoigner notre gratitude, mais également nous entretenir avec eux sur les questions liées au développement de notre localité, leur exposer les problèmes ayant trait à la gestion quotidienne du Palais, et naturellement recevoir d’eux, les suggestions et conseils indispensables pour parfaire notre tâche. Il s’agit d’une visite à titre privé.

Remontons le temps pour évoquer l’histoire de la chefferie chez les Lawson. Il paraît que la couronne royale ne se transmet pas de père en fils ? Est-ce le chef Lawson VIII confirme les faits ?
Au prime abord, cela avait ainsi débuté. Après le règne de notre tout premier souverain, le Roi Lawson Zankli Akuété Georges 1er, ce fut son fils Alexandre Boèvi Lawson II qui lui a succédé. Mais les choses ont changé par la suite. Plusieurs lignées Lawson étant constituées, le choix s’opère dès lors au sein de l’une de ces différentes lignées. Il s’agit d’un choix très spirituel. Nul n’est imposé. On peut proposer, mais c’est à partir d’une consultation bien menée que l’on arrive à dégager qui sera celui -là au sein de cette famille capable d’assumer la noble mission, celle d’être le garant du trône au Palais Lolan. Le Fâ ( l’oracle) est consulté pour déterminer le choix du nouveau chef. En cela, les ancêtres et toutes les divinités sont aussi consultés et mis à contribution pour le choix final.
Au-delà de cette explication, l’histoire nous apprend que bien avant vous, votre père a joué un important rôle à la tête du Palais de Lolan. Il avait été Régent du trône royal.
Tout à fait ! Au décès du Roi Boèvi Glynn Gaîzer Zankli Lawson VI dont l’un des fils, le Prince Lawson Laté Adjo fait partie aujourd’hui des notables à Lolan . C’était mon père (Lawson Savado Abalovi Raphaêl de 1955 à 1960 -NDLR) qui avait été choisi à l’époque pour assurer la régence du trône. Dans nos pratiques, le régent n’ayant pas le droit de devenir roi, il cédera la place au nouveau Roi en l’occurrence, Rudolph Akuété Banku Lawson VII.


Il a fallu une régence de plus d’une décennie assurée par le Prince Lawson Laté Zodanou Michel avant votre intronisation. Peut-on savoir les critères requis pour devenir le Roi de Lolamé à Aného ?
Ils sont aussi simples ces critères. Tout d’abord, l’heureux élu doit être un lettré. On ne statue pas trop sur les diplômes obtenus. On tourne surtout vers l’âge ; il doit avoir autour de la cinquantaine, être sain sur le plan physique, et capable d’assumer convenablement son rôle. Il doit surtout être quelqu’un d’une moralité exemplaire.
Il existe toute une kyrielle de souverains au Togo et ceux-ci règnent sur de microscopiques royaumes Quelles sont les réelles attributions du Roi Lawson VIII ?
Les choses ont beaucoup changé de nos jours. D’abord l’appellation de Roi n’est plus tellement en pratique, et nous sommes retournés au niveau de la tradition. Par exemple, on dit à Ouantchin, le Roi des Ewés, tout comme on parle du Roi des Guins au niveau d’Aného. Hier c’était les royaumes, mais avec l’avènement de l’administration coloniale et de la République, le terme « chef traditionnel » est plus à la mode.
Le chef traditionnel est le premier responsable de ses administrés. Son rôle est d’assurer d’abord la cohésion sociale afin que la paix règne dans la cité. C’est lui qui règle les petits problèmes et autres conflits dans tous les domaines. Etant africains, nous avons nos pratiques. Le chef traditionnel est aussi le principal garant des us et coutumes. Il ne doit pas se cantonner à ces rôles, mais aller au-delà pour devenir un acteur de développement ; ce que nous faisons actuellement au Palais Lolan. Car il faut permettre à ce que la société à la base avec l’appui des pouvoirs publics, trouve au quotidien son mieux-être.


Il y a six ans que vous êtes à la tête du Palais de Lolan, un quartier fort historique de la Ville d’Aného. Abordons à présent le quotidien de vos administrés ?
Nous sommes bien entendus à la tête du Palais de Lolan, mais il faut préciser qu’au sein de la Ville d’Aného, on compte au total vingt cinq quartiers qui sont gérés par des chefs. Chez nous peuples Guin d’Aného, notre localité se situant entre l’Océan et la lagune, la pêche constitue notre principale activité, mais à côté, il y a le petit commerce qui relève le plus souvent du domaine des ménagères qui gèrent de petites boutiques ou la vente à la criée. Délaissé, l’artisanat qui autrefois faisait partie des activités de la population, est entrain d’être redynamisé. Comme vous le savez si bien, les populations d’Aného s’adonnent aussi à l’élevage surtout du porc très ancré dans leurs domaines d’action.
Pour parler de nos activités au sein même du Palais, il faut dire que nous travaillons autour d’un programme hebdomadaire. Nous avons un jour de réception des plaintes, un autre pour le jugement ; il ne s’agit pas pour nous d’un jugement punitif. Plutôt, nous essayons de pacifier les protagonistes, de trouver la bonne formule pour faire régner l’entente entre tous. Notre jour d’audience est le jeudi. A l’occasion, le Roi reçoit tous ceux qui en font préalablement la demande. Un autre jour est réservé aux divinités

Sertie entre l’océan et la lagune, la Ville d’Aného constitue tout un symbole sur le plan historique. Bon nombre de ses fils sont à l’extérieur et la cité tricentenaire est désertée, abandonnée aux personnes du troisième âge. L’ancienne capitale du Togo nécessite une véritable réhabilitation. Quels sont les efforts engagés pour encourager les jeunes à y demeurer et contribuer à son développement ?
Elle est historique notre ville et bien entendu tricentenaire. Mais quand vous y arrivez, franchement cela ne se ressent pas du tout. C’est pour cela que nous œuvrons pour la réhabilitation de notre cité. La preuve, quand vous arrivez à Lolan, vous trouverez une statue géante de notre premier Roi, Sa Majesté Lawson Zankli Akuété Georges 1er. Nous avons également pris contact avec les grandes familles de la ville, car chacune d’elles, est détentrice d’une histoire, d’un passé qui méritent d’être restaurés. Nous essayons de les motiver afin que chaque maison puisse restaurer son histoire, parler de ses ancêtres, évoquer le rôle qu’ils ont joué à l’époque. N’oublions pas que Aného est une ville légendaire et ceci grâce à la contribution de toutes ces grandes familles. Elles occupent une place prépondérante dans notre histoire.
Nos ancêtres étant arrivés en plusieurs clans de Gengbo (actuelle ville d’Accra) et il faut préciser que nos pratiques coutumières diffèrent les unes des autres. Ce que fait par exemple, un La n’est le même auprès d’un Tougban.. Notre devoir est de procéder à la revalorisation de cet important patrimoine. La rénovation des structures immobilières également nous intéresse, afin qu’elles répondent à notre réalité historique. Concernant les jeunes, leur avenir nous préoccupe énormément. Nous avons mis en place des centres de formation ( maçonnerie, menuiserie, coiffure, couture, art ...) pour les occuper. Et au terme de leurs formations, il faut les suivre et les accompagner pour qu’ils soient productifs ici et là.


L’oralité a toujours marqué notre histoire ! Que faites-vous aujourd’hui pour mieux informer les générations actuelles sur le passé ?
Des structures existaient auparavant sur le plan purement oral, et nous avons proposé qu’elles soient dotées d’un texte. Nous vous citons en exemple le Conseil des princes ( ensemble des familles Lawson) dans la mesure où nous en avons dénombré plus ou moins une centaine. Il nous faut un texte qui régisse ce conseil. La même chose va réaliser au niveau des familles alliées et amies ( Ajavon, d’Almeida, de Souza...) pour aboutir finalement sur la mise en place d’une Charte du royaume Lolan. Nous avons au palais Lolan ce que les Anciens ont appelé le ( great book ). Il s’agit du Grand livre de Lolamé. Un volumineux ouvrage de 7 kilogrammes qui renferme des informations des correspondances et lettres adressées aux parents ou à des colonies mais rédigées en anglais. Ce précieux document sur notre histoire a été retrouvé par des historiens allemands qui l’ont transformé par la suite en format réduit. Nous œuvrons à sa transcription en langue française afin qu’il soit accessible à tous. En le parcourant, chacun y retrouvera des éléments pour en savoir plus sur le passé de sa famille, de ses ancêtres et même retracer de soi-même l’histoire de la Ville d’Aného.


Sa Majesté Lawson VIII, voudrez-vous nous expliquer pourquoi ce document a-t-il été écrit en langue anglaise ?

Il faut juste vous préciser que nos premiers parents en l’occurrence Latévi Awokou avait été formé en Angleterre, de même que son fils Akuété Zankli, futur Roi Lawson Zankli Akuété Georges 1er.Ils passaient pour ainsi dire pour des pro-anglais. La preuve, est que c’est lui Lawson Zankli Akuété Georges 1er qui avait crée en 1852 dans l’enceinte de notre palais, la toute première école du Togo ; composée de trois classes avec des enseignants venus de la Sierra Leone, du Nigeria et du Liberia. Auparavant le 29 mars 1843, il avait reçu en son palais, Thomas Birch Freeman, le premier missionnaire en provenance d’Angleterre. Et c’est cette date qui marque le début des activités de l’Eglise méthodiste en terre togolaise. Le culte qui se célébrait alors au sein même du palais Lolan, sera au fil des années transféré au Temple Méthodiste Ebenezer, vieille bâtisse située à l’entrée de la Ville d’Aného lorsqu’on vient de Lomé.


Le village d’Agokpamé selon l’histoire aurait joué un rôle important dans l’installation des Lawson après leur départ d’Accra. Quelle place occupe de nos jours cette petite localité dans le programme d’action du chef Lawson VIII ?
Nos ancêtres en quittant Accra sont arrivés un peu en retard vers 1680 par rapport à nos parents de Glidji. Chasseurs qu’ils étaient, ils se sont d’abord installés à Glidji avant d’aller fonder le village d’Agokpamé, un lieu qui doit son nom aux rôniers (Agoti), où l’on trouvait en abondance du gibier. Après son séjour d’études en Angleterre, notre aïeul Latévi Awokou n’y est plus retourné, préférant s’installer plutôt à Fantékomé, puis à Badji, pour jouer pleinement son rôle d’interprète auprès des navigateurs qui venaient accoster à Aného. Il faut bien préciser que la localité d’Agokpamé est et demeure une entité à part entière du Royaume Lolan. Notre divinité (Agbami) s’y trouve.. C’est vous dire que la rénovation de ce lieu historique, fait également partie de nos préoccupations..


A notre connaissance, le chef de ladite localité n’est pas issu du clan Lawson
Il s’agit là d’un problème qui a précédé notre intronisation et que nous essayons depuis six ans de le régler de façon pacifique. Au Palais Lolan, il n’y a pas que les natifs Lawson, plutôt vous trouverez à leurs côtés des membres des familles alliées, des membres des clans Guin comme les Wallace, les Blavo-Tsri etc.... Le problème que vous avez soulevé existe bien avant notre intronisation et nous essayons de le gérer avec la patience nécessaire. Nous avions appris qu’au moment de sa nomination, le décret le nommant avait été suspendu ; mais l’actuel chef joue pleinement son rôle et nous le considérons. Selon un adage de chez nous, il ne faut pas soi-même, se poignarder le ventre. Nous constituons une communauté et il ne faut rien provoquer.


Selon Sa Majesté Ahuawoto Sawado Lawson Zankli VIII, quelles sont les qualités d’un bon chef ?
Un bon chef traditionnel, à notre humble avis, la première des choses est d’être à tout moment à la disposition de sa communauté. C’est une lourde mais noble responsabilité. Un chef traditionnel doit être un grand conducteur d’hommes. Ses maîtres mots doivent être patience, impartialité et intégrité.


De tout temps, la femme togolaise a été de tous les combats pour le développement national. Quelle place occupe-t-elle sous le règne du Roi Lawson VIII ?
Dès notre prise de fonction au Palais de Lolan, nous avions procédé à une série de restructurations en incluant par exemple la femme dans la notabilité, qui auparavant était la chasse gardée des hommes. Le notable étant celui qui assure le quotidien avec le Roi, la femme à part son rôle de Tassinon sur le plan traditionnel, a désormais son mot à dire sur le plan interpersonnel, dans les litiges conjugaux. Sur un autre registre, de petites structures ont été mises en place pour aider les femmes ménagères à monter de petites activités génératrices de leurs revenus. On leur emprunte un peu d’argent pour tenir et elles remboursent le capital sans intérêt.


Vous avez un passé d’éducateur, d’enseignant et de syndicaliste; la Ville d’Aného dont vous êtes l’un des chefs traditionnels est une ville frontalière et l’on sait le lourd tribut payé par les jeunes face à plusieurs fléaux sociaux tels que le VIH/ et les IST. Quelles sont les actions que vous avez jusqu’alors menées dans la sensibilisation et la conscientisation de la jeunesse ?
Dans ce cadre, l’Etat s’y investit beaucoup. Nous en avons pour preuve le projet sous régional dénommé Corridor dans lequel le Togo se trouve avec la Côte-d’Ivoire, le Bénin, le Nigeria et le Ghana. Nous sommes tous appelés à y contribuer. Au niveau du Palais de Lolan, nous organisons bien souvent des séances d’information au profit de la population. En la matière, nous travaillons régulièrement avec le personnel de la Banque Mondiale à Lomé qui nous rend régulièrement des visites de travail au Palais de Lolan.
Bien souvent, nous rassemblons les jeunes pour les informer sur le comportement à adopter face à la pandémie. Nous leur présentons aussi des sketches avec des jeux de rôle. Au centre médico-social, les patients, les femmes qui accouchent sont en dehors de leurs problèmes de santé, sont aussi sensibilisés sur les problèmes liés au VIH/Sida, l’utilité du dépistage et des centres de prise en charge. Nous allons aussi de maison en maison avec l’appui des agents du centre.
Mais souvent, il se pose des problèmes de rupture de médicaments. Au-delà, on note parfois des réticences. Nos actions sont également orientées vers les établissements scolaires et les centres de formation où nous procédons à la distribution de préservatifs et de flyers...Nous ne sommes pas au bout de notre peine ; le mal persiste lorsqu’on prend en compte la situation géographique d’Aného avec la flopée d’entrées et de sorties à partir de la frontière de Sanvee-Condji. Ce combat face à la terrible maladie, il nous faut le continuer au quotidien.


Parlez-nous du Palais sur le plan financier; le traitement salarial du personnel qui y travaille.
Au sein de notre structure au niveau de l’Etat, les chefs cantons perçoivent une indemnité annuelle. Au niveau du palais, seul le Secrétaire principal du chef canton bénéficie d’un salaire mensuel. Pour tout le reste, nous fonctionnons à partir des dons, legs et parfois des cotisations mensuelles que nous nous imposés par lignées familiales. On se défend.


Votre action semble être caractérisée par la lutte contre la pauvreté et la promotion du développement local participatif. Le Palais Lolan dispose d’une station radio qui émet en modulation de fréquence et d’un centre médico-social. Quelles sont alors vos sources de financement ?
(Rire) ! Nous ne bénéficions d’aucun appui de la part de l’Etat, sauf qu’il nous a accordé l’autorisation d’installation. De partenaires, nous n’en avons pas en termes clairs ; autrement nous nous reposons sur l’action des bonnes volontés, du soutien des parents qui vivent à l’extérieur. Les dons qui nous parviennent sont transformés en moyens de réalisation. A vocation associative, la station radio Océan FM a été créée en avril 2004 par l’Association Action Plus avec le soutien financier d’une autre, SOS Aného basée en France. Elle est installée au sein même de notre palais et émet désormais sur la fréquence 107.7fm. Quant à notre centre médico-social qui se trouve à Fantékomé, il vient à moindre coût au secours des patients et réalise mensuellement une cinquantaine d’accouchements. A ce qu l’on peut penser sur notre périple, nous ne sommes pas allés vers de véritables bailleurs de fonds, mais plutôt vers des parents fort soucieux de nos difficultés pour leur présenter nos doléances.


Une question déjà soulevée un plus haut ; quels sont les rapports qui existent Sa Majesté Lawson VIII et ses collègues de Nlessi et de Glidji ?
Nous sommes à Badji, le chef traditionnel des Guins d’Aného sous le nom dynastique de Ahuawoto Savado Lawson Zankli VIII, et nous vivons et travaillons en parfaite harmonie avec le Gê Fiogan Sédégbé Foli-Bébé XV pour les Guins de Glidji et Nana Ohiniko Quam Dessou pour les( Mina ou Adjigo) à Nlessi. Cette complémentarité dans le travail nous permet d’œuvrer efficacement avec les pouvoirs publics pour le progrès de notre pays.


Au terme de cet entretien, Sa Majesté Lawson VIII, a-t-il un mot particulier à l’endroit de ses compatriotes de l’extérieur ?
Nous exhortons les parents, nos frères et sœurs, mieux tous les compatriotes qui vivent à l’extérieur du Togo, à se conformer aux lois qui régissent la vie de leurs différents pays d’accueil. Il leur incombe de faire preuve d’honnêteté et de considération à l’endroit des différentes autorités. Au-delà, ils ne doivent pas oublier la Mère patrie ; le Togo qui attend beaucoup d’entre nous. Chacun doit apporter sa contribution si modeste soit -elle pour sa construction. Qu’ils prennent conscience que nous tous avons e devoir moral d’œuvrer pour son développement ! Lorsque chaque cellule de base émerge, se développe, cela se ressent au niveau du quartier, du village, du canton voire sur le pays. Lorsque le Togo se développera, il en sera ainsi pour tout le continent africain. Aidons-nous, et le ciel nous aidera.



 

 

 

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