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Togo:
Des pays producteurs de cacao débattent de leur repositionnement
à Lomé
L''Alliance des pays producteurs de cacao (COPAL) examine, au centre
de l'agenda de sa 72e assemblée générale ouverte
lundi à Lomé, la révision de ses documents statutaires
et la problématique du cacao sur le marché international,
a constaté mardi l'Agence Xinhua.
Ces assises vont durer cinq jours et devancent la
réunion du Conseil des minsitres des pays producteurs de cacao
qui se tiendra vendredi.
Le COPAL regroupe le Brésil, la Côte
d'Ivoire, le Cameroun, le Ghana, le Gabon, la république dominicaine,
le Sao Tomé et Principe, le Nigeria, la Sierra Leone, la Malaisie
et le Togo.
La 72e assemblée débat essentiellement
de la révision de la charte d'Abidjan qui représente
la constitution de l'Alliance, des discussions qui se tiennent à
Londres concernant le nouvel accord international sur le cacao et
de la révision des documents statutaires de l'Alliance créée
en 1962.
Au terme des travaux, le bureau de l' année
cacaoyère 2009- 2010 sera élu alors que le Togo assure
actuellement la présidence de cette Alliance.
Selon le Secrétaire général du
COPAL, M.Soda Ebai, les prix actuels entre 2.007 et 2.009 dollars
la tonne sur le marché de New York pouvaient aller mieux.
« Nous pensson qu'à ce niveau, c'est
interressant », a-t-il estimé, relevant que l'essentiel
serait « d'améliorer la qualité au lieu de faire
de nouvelles plantations » qui, après trois ou quatre
ans, augmenteront la production mondiale et provoquer une baisse de
prix.
Au Togo, la filière du cacao est confrontée
à des difficultés dont la menace de la maladie du Swollen
shoots avec une chute de la production qui est passée de 20.000
à 8.000 tonnes. En juin dernier, la Fédération
des unions de groupements des producteurs de cacfe-cacao du Togo (FUPROCAT)
a bénéficié, avec celui du coton, d'une aide
de l'Union européenne de 1,8 milliards de francs Cfa.
M. Anselme Bouthon, responsable du Comité de
coordination pour la filière du café-cacao au Togo (CCFCC)
rassure que le Togo produit le cacao de qualité.
« Nous avons les structures techniques adaptées
pour encadrer les paysans afin de produire la qualité »,
a insisté M. Bouthon, également président en
exercice du COPAL.
Il a expliqué que la direction de la Métrologie
au Togo a les structures adaptées, la technologie et l'expérience
suffisantes pour permettre de produire la qualité. «
Ce que nous cherchons au niveau du Togo, c'est d'améliorer
la productivité», a conclu Anselme Bouthon.
Faure
: « Quand les temps sont durs, nos valeurs africaines nous recommandent
la solidarité »
Le
président Faure Gnassingbé amplifie sa politique de
développement à la base. Après les zones rurales,
il s’attaque aux centres urbains.
Samedi, il s’est rendu dans plusieurs quartiers de Lomé
et de ses environs, dont Kodjoviakopé, Amoutivé, Bé
et Baguida, pour offrir à des associations et des groupements
de pêcheurs et de femmes du matéri Filets de pêche,,
congélateurs, glacières ou moulins à maïs
ont été remis aux populations par le chef de l’Etat.
« Quand les temps sont durs, nos valeurs africaines nous recommandent
la solidarité », à déclaré Faure.
Le président du Togo a clairement indiqué que cette
visite n’avait aucun caractère militant : « Je
ne suis pas venu vous parler politique, mais développement,
santé et éducation qui sont essentiels pour chacun de
nous », a souligné le chef de l’Etat. Lomé
n’est que la première étape de cette action solidaire.
D’autres initiatives du même type seront organisées
prochainement dans d’autres villes de l’intérieur.
Le président avait à ses côtés le Premier
ministre, Gilbert Houngbo et Pacal Bodjona, le ministre de l’Administration
territoriale.
Retour progressif
des connexions internet
Depuis
jeudi, le Togo, et d’autres pays de la région, sont privés
de connexions internet. Impossible de surfer et de recevoir ses emails.
Une situation pour le moins gênante due à des problèmes
techniques sur le câble sous-marin qui alimente les fournisseurs
d’accès dont Togo Telecom.
L’incident s’est produit à 25km des côtes
béninoises ; un cablier dépêché d’Afrique
du Sud devrait arriver sur zone dans 72 heures. L’opérateur
public est victime de l’arrêt brutal de la bande passante.
Pour soulager ses clients et sans attendre les réparations,
Togo Telecom envisage une solution de secours en ayant recours au
VSat (internet par satellite).
« C’est une situation extrêmement gênante
pour les utilisateurs et nous faisons tout ce que qui est techniquement
possible pour rétablir les connexions », a expliqué
dimanche à republicoftogo.com Sam Bikassam, le patron de Togo
Telecom.
De fait, l’accès à internet était à
nouveau possible dimanche après-midi chez certains usagers
à Lomé.
Le
président du Gabon, Omar Bongo Ondimba, est mort
Le
président gabonais Gabon Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis
41 ans et doyen des chefs d'Etat africains en exercice, est mort lundi
à l'âge de 73 ans en Espagne, ont annoncé les
autorités du Gabon dont les frontières ont été
fermées dans la foulée.
Le président gabonais Gabon Omar Bongo Ondimba, au pouvoir
depuis 41 ans et doyen des chefs d'Etat africains en exercice, est
mort lundi à l'âge de 73 ans en Espagne, ont annoncé
les autorités du Gabon dont les frontières ont été
fermées dans la foulée.
Omar Bongo Ondimba, hospitalisé dans une clinique espagnole
depuis début mai, est mort lundi en début d'après-midi,
selon un message écrit du Premier ministre gabonais Jean Eyeghe
Ndong remis aux journalistes à Barcelone après une journée
d'incertitudes.
"C'est à 14H30 (12H30 GMT) que l'équipe médicale
m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille
présents, que le président de la République,
chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des
suites d'un arrêt cardiaque", indique ce message.
Selon la Constitution gabonaise, le président du Sénat,
actuellement Rose Francine Rogombé, doit assurer la transition
jusqu'à un scrutin à programmer au plus tard 45 jours
après le constat de la vacance du pouvoir.
A Libreville, le ministère de la Défense, dirigé
par Ali Ben Bongo Ondimba, fils du défunt et mentionné
comme un des principaux successeurs possibles, a décidé
peu après cette annonce "la fermeture des frontières
terrestres, aériennes et maritimes" du pays.
Appelant la population au "patriotisme", il a également
annoncé "la mise en place de toutes les composantes des
forces de défense sur tout l'ensemble du territoire" et
"la sécurisation des sites et des bâtiments administratifs
sensibles".
Après 41 ans de pouvoir sans partage, la succession de ce dinosaure
s'annonce difficile d'autant que M. Bongo n'a jamais désigné
de dauphin.
Soulignant que le président avait "toujours cultivé
l'unité et la cohésion des Gabonais pour une paix véritable",
M. Eyeghe Ndong a appelé à ses concitoyens à
"la préserver dans le respect des institutions".
"En cette circonstance douloureuse, le gouvernement de la République
vous invite à rester unis et solidaires dans le recueillement
et la dignité", leurs a-t-il lancé depuis Barcelone,
dans un message lu par la vice-Premier ministre gabonaise, Georgette
Koko, à la télévision nationale.
Le gouvernement a décrété un deuil national de
30 jours, avec mise en berne des drapeaux. Le programme des obsèques
sera communiqué ultérieurement.
Le président français Nicolas Sarkozy a exprimé
"beaucoup de tristesse" et assuré que la France était
"dans cette épreuve aux cotés du Gabon, de ses
institutions et de son peuple".
L'incertitude sur l'état du président gabonais avait
persisté toute la journée de lundi.
Sa mort avait d'abord été annoncée dimanche soir
par une source proche du gouvernement français. Mais lundi
matin, le Premier ministre gabonais avait démenti, affirmant
qu'il était "bien en vie".
Finalement quelques heures plus tard deux médias espagnols,
le journal catalan La Vanguardia et l'agence Europa Press, citant
des sources anonymes proches de son entourage, révélaient
la mort d'Omar Bongo lundi après-midi. Une source suivant de
près la situation et ayant requis l'anonymat, a indiqué
qu'il était décédé à 14H00.
Les autorités gabonaises avaient jusque là soutenu que
M. Bongo Ondimba avait été hospitalisé pour un
simple "bilan de santé approfondi et des soins appropriés".
D'autres sources l'avaient au contraire décrit dans un état
"grave", soigné pour un cancer intestinal.
Après l'annonce de son décès dimanche soir depuis
la France, M. Eyeghe Ndong avait indiqué que le Gabon allait
protester officiellement auprès de Paris pour dénoncer
les "dérives répétées de la presse
française" sur l'état de santé du président
gabonais. L'ambassadeur de France à Libreville, Jean-Didier
Roisin, a été convoqué au ministère des
Affaires étrangères.
A Libreville, on avait noté dès lundi matin une présence
militaire et policière en différents points clés,
notamment devant la télévision publique ou encore sur
la voie expresse qui entoure la capitale. Les communications, en particulier
internet, étaient perturbées.
Jadis considéré comme un petit eldorado pétrolier
africain, le Gabon, exportateur de matières premières
et importateur de biens manufacturés, est touché de
plein fouet par la crise, victime de longues années d'une gestion
sans diversification de l'économie et gangrené par la
corruption.
Les mouvements de grève dans la fonction publique se sont multipliés
avec un risque d'explosion sociale.
Considéré comme un "sage" en Afrique, Omar
Bongo était l'un des symboles de la "Françafrique",
cette relation complexe entretenue entre Paris et ses ex-colonies
d'Afrique, où se mêlent raison d'Etat, lobbies et réseaux
politico-affairistes.
France/esclavage:
il faut "regarder le passé en face"
BORDEAUX
(France) - La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie
a souhaité dimanche que la France "regarde son passé
en face", lors d'une cérémonie de commémoration
de l'abolition de l'esclavage à Bordeaux (sud-ouest), tandis
qu'une manifestation a eu lieu à Paris.
"La mémoire n'est rien si elle n'est pas dans le même
temps une prise de conscience", a estimé Mme Alliot-Marie
lors de l'inauguration au musée d'Aquitaine d'une exposition
permanente consacrée au commerce atlantique et à l'esclavage.
"On se grandit à regarder son passé en face, en
assumant ses parts d'ombres et ses aspérités, en rejetant
la tentation de l'oubli", a-t-elle ajouté.
Bordeaux fut le point de départ entre 1672 et 1837 de près
de 500 expéditions maritimes qui déportèrent
d'Afrique environ 130.000 esclaves vers les Antilles, occupant la
deuxième place derrière le port de Nantes (ouest).
Pour sa part, le maire de Bordeaux Alain Juppé a reconnu que
cette inauguration "est le fruit d'un long mûrissement".
"Il y a quinze ans, évoquer à Bordeaux la traite
négrière et l'esclavage, n'allait pas de soi",
a-t-il déclaré.
A Paris, plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour
commémorer l'esclavage et demander "réparation"
au gouvernement français, à l'appel de plusieurs associations.
"Nos ancêtres méritent plus qu'une commémoration.
Il y a eu un préjudice moral, spirituel, physique, dont nous
subissons encore les conséquences", a expliqué
à l'AFP Joby Valente, vice-présidente du Collectif des
filles et fils d'Africains déportés (COFFAD).
"Nous demandons que le 10 mai devienne férié, que
les rues qui portent le nom d'un négrier soient débaptisées,
et que les manuels scolaires intègrent l'histoire de l'esclavagisme",
a ajouté Théo Lubin, président du comité
Organisation 10 mai.
L'association Solidarité africaine de France (SAF), a élaboré
une "Charte de la réconciliation". "L'objectif
est de permettre que des descendants d'esclaves rentrent en Afrique,
dans les pays qui seront d'accord, avec un projet, et y fassent du
co-développement", a déclaré Guy-Samuel
Nyoumsi, président de SAF.
L'esclavage a été aboli, en France, en 1848. Le 10 mai
en est la journée commémorative depuis 2006. (AFP /
10 mai 2009)
Trois présidents
africains pourraient être poursuivis en France
Mercredi
06 mai 2009
Le pôle financier de Paris juge finalement recevable la
plainte déposée contre les présidents congolais
Denis Sassou Nguesso, gabonais Omar Bongo et équato-guinéen
Teodoro Obiang Nguema dans l'affaire dite des "biens mal acquis".
Trois présidents africains pourraient être poursuivis
en France
AFP - La doyenne des juges du pôle financier
de Paris a jugé mardi recevable une plainte visant trois chefs
d'Etats africains, dont le Gabonais Omar Bongo, soupçonnés
de posséder en France des biens immobiliers financés
par de l'argent public détourné, a-t-on appris auprès
du parquet de Paris.
Dans une ordonnance de recevabilité partielle, la juge Françoise
Desset a estimé que la plainte avec constitution de partie
civile déposée par l'association Transparence international
France (TI), spécialisée dans la lutte contre la corruption,
était recevable, l'association ayant, selon son analyse, juridiquement
un intérêt à agir.
Déposée le 2 décembre, cette plainte avec constitution
de partie civile concerne les chefs de recel de détournement
de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance
et complicités. Elle vise "les conditions dans lesquelles
un très important patrimoine immobilier et mobilier a été
acquis en France par Denis Sassou Nguesso (Congo), Omar Bongo Ondimba
et Teodoro Obiang (Guinée Equatoriale) ainsi que des membres
de leur entourage", affirmait l'organisation non gouvernementale
dans un communiqué, le 2 décembre.
La magistrate a en revanche rejeté la constitution de partie
civile d'un ressortissant gabonais qui avait également porté
plainte dans ce même dossier.
L'ordonnance rendue par la magistrate ouvre la voie à une enquête
judiciaire. Le parquet de Paris, qui s'était prononcé
contre l'ouverture d'une information judiciaire, dispose désormais
de cinq jours pour faire appel.
Dans ses réquisitions prises courant avril, le procureur avait
demandé à la doyenne des juges d'instruction de constater
l'irrecevabilité de la plainte. Mais la magistrate à
qui il revenait de prendre la décision finale n'était
pas tenue de suivre l'avis du parquet.
Le parquet de Paris avait auparavant classé sans suite à
deux reprises, en novembre 2007 et septembre 2008, des plaintes simples
visant les trois chefs d'Etat africains.
Les deux principales cibles de la plainte sont M. Bongo, au pouvoir
depuis quarante ans, et M. Sassou Nguesso, ainsi que leurs familles,
propriétaires de nombreux biens immobiliers de luxe, selon
les plaignants.
Pour M. Bongo et sa famille, la plainte évoque la propriété
d'un hôtel particulier et de quatre appartements, tous situés
dans le XVIe arrondissement de Paris.
M. Sassou Nguesso possèderait un hôtel particulier de
700 m2, estimé entre 5 et 10 millions d'euros, dans les Yvelines,
et un appartement dans le VIIe arrondissement de Paris. Plusieurs
biens en région parisienne sont attribués à ses
proches.
Leur entourage respectif disposerait également de nombreuses
voitures de luxe.
"Il n'y a aucun doute sur le fait que ce patrimoine n'a pu être
constitué grâce aux seuls salaires et émoluments
de ces chefs d'Etat au sujet desquels il existe de sérieuses
présomptions de détournements de fonds publics",
explique Transparence international France.
Le président Bongo "conteste absolument les détournements
qu'il aurait faits au préjudice de son pays", affirme
pour sa part à l'AFP l'un de ses avocats, Me Patrick Maisonneuve.
Le parquet de Monaco a de son côté ordonné le
30 mars l'ouverture d'une enquête sur des comptes qui auraient
été ouverts dans la principauté monégasque
au nom d'Edith Bongo, l'épouse défunte du chef d'Etat
gabonais.
Togo:
pas d'émissions interactives "jusqu'à nouvel ordre
sur les radios et télévisions"
LOME, 18 avril (Xinhua) -- La Haute autorité de l'audiovisuel
et de la communication (HAAC) a décidé de suspendre
toute émission interactive à compter de vendredi et
ce, "jusqu'à nouvel ordre sur toutes les radios et télévisions"
installées au Togo, en vue "d'éviter des dérapages",
suite aux derniers évènements relatifs à la tentative
d'atteinte à la sûreté de l'Etat, a rapporté
samedi l'agence Savoir News citant un communiqué de cette institution.
Le Togo est secoué ces derniers jours par une affaire de tentative
d'attentat contre la sûreté de l'Etat.
Selon un communiqué du procureur de la république Robert
Bakaï publié mercredi soir, des "indices graves et
concordants" impliquent Kpatcha Gnassingbé, frère
du président de la république et député
comme "organisateur du complot".
Dans un communiqué, la HAAC "interpelle la presse nationale
et l'appelle à plus de retenue et de discernement dans le traitement
des informations" concernant ces évènements..
"Afin de permettre à la justice de suivre son cours et
de mener dans la sérénité l'instruction de cette
affaire, la HAAC demande à tous les organes de presse écrite
et audiovisuel, public comme privé de faire montre de responsabilité
dans le traitement et la diffusion des informations, commentaires
et analyses", indique le communiqué.
"L'inobservation de cette présente mesure, expose les
contrevenants à des sanctions disciplinaires", a averti
la HAAC.. Vendredi soir, le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé
a, dans un message à la télévision nationale
(TVT), dénoncé une "tentative de coup d'Etat"
contre lui.
ESSOLIZAM
GNASSINGBE, L'AUTRE FRERE INTERPELLE DANS L'AFFAIRE DE COMPLOT
Essolizam Edem Gnassingbé, est après Kpatcha, le deuxième
demi-frère de Faure interpellé hier dans l’affaire
de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat
; et le 3è de la famille Gnassingbé, si on y ajoute
le capitaine Bagoubadi, fils du défunt Toyi.
Plutôt jeune (27
ans), Essolizam est l’un des trois enfants de Mlle Adoudé
Akué avec feu Gnassingbé Eyadéma, avec ses sœurs
Némè et Naka.
Avec un niveau BTS, il
fait « des affaires ». Il est entre autres transitaire
et déclarant en douanes mais surtout Directeur de la société
« Ligne de Mire », une agence de communication et de prestations
de services.
Connu pour son côté
« fêtard et dragueur » on le décrit comme
un « garçon très gentil avec un bon cœur,
très famille » même si son côté conservateur,
mais surtout arrogant et sûr de lui semble agacer plus d’un.
Il aurait un grand faible pour les chaussures qu’il collectionne
de différentes marques.
Celui qui aime organiser
ou participer en spectateur les galas de football les dimanches, est
également celui qui a été cité dans certaines
affaires de vols de voitures convoyées depuis l’Europe,
sans pour autant qu’il y ait eu cependant des poursuites officielles.
Son arrestation, même
si elle n’a pas beaucoup surpris, vu sa proximité avec
certains des protagonistes du complot présumé, semble
avoir marqué son entourage.
Passion
du Christ : Journée d’abondantes prières à
Lomé
Séances de méditation sous le chaud soleil dans certaines
rues de la capitale togolaise, prières et supplications dans
certaines Eglises : ce "Vendredi Saint" est un jour de "grâce
abondante", selon certains fidèles catholiques.
A la paroisse
"Christ Risorto" de Hedzranawoé, plusieurs milliers
de fidèles catholiques pour la plupart des jeunes ont prié
à travers les rues avant de se retrouver dans l’enceinte
de l’Eglise pour une grande séance de prières.
"C’est une souffrance qui mérite d’être
vécue chaque année. J'ai coulé des larmes à
plusieurs reprises", a confié Paul Noussouvi.
"Moi j’ai pleuré lorsqu’à la 9ème
station, Jésus est tombé pour la troisième fois",
a avoué une jeune dame avant de conclure : "c’était
le comble, lorsque Jésus a été dépouillé
de ces vêtements".
Dans sa prière,
le prêtre Gilbert Adjasso a invité les fidèles
catholiques au "pardon" et à la "reconversion
des cœurs".
Le chemin de croix est une cérémonie célébrée
chaque année par les fidèles catholiques pour commémorer
la passion du Christ.
Travaux de
dragage de la lagune Est de Lomé
Lomé, 04/04/2009- Des travaux de dragage sont en cours sur
la lagune Est de Lomé afin de restaurer sa capacité
de rétention d'eau et d'assurer une parfaite communication
hydraulique avec la lagune Ouest, selon les techniciens.
La lagune Est de Lomé, précise-t-on, sert également
de canal d’équilibre retenant l’eau en saison de
pluie.
Les travaux, financés à hauteur de 1,2 milliard de francs
CFA par l'Agence française de développement (AFD), sont
exécutés par une entreprise hollandaise, la Dutch maritime
management international (DMMI), basée à Accra au Ghana.
Ils consistent à draguer 185 000 m3 de sédiments, constitués
d'un mélange de boue, de sable et de déchets, et à
curer 20 000 m3 dans le canal.
Les travaux devraient s'achever à la fin de mois de mai.
Le dernier dragage de la lagune Est de Lomé (29 ha de superficie)
remonte à plusieurs décennies.
"Lomé
la poubelle" veut redevenir "Lomé la belle"
Par Grégoire Allix
Le
Monde – Lomé 22.03.09 - Des tapis d'ordures jonchent
les rues et, à la veille de la saison des pluies, la lagune
menace d'inonder la basse ville de ses eaux fétides. Mais pour
Lomé, l'heure du réveil a sonné. Il était
temps : les habitants de la capitale du Togo, longtemps considérée
comme la plus agréable des cités d'Afrique de l'Ouest,
ont troqué son surnom de "Lomé la belle" pour
celui de "Lomé la poubelle".
La décentralisation en point de mire
Pour Lomé, foyer de l'opposition au président togolais
Faure Gnassingbé, qui a succédé à son
père Gnassingbé Eyadéma, la renaissance de la
ville est l'occasion de revendiquer son autonomie face à un
gouvernement peu pressé d'appliquer les lois de décentralisation
votées en 1998 et en 2007. "L'Etat doit nous transférer
des moyens financiers et humains. C'est le seul moyen d'agir avec
efficacité", revendique le maire, Lodé Aouissi,
pourtant nommé par l'Etat.
Les dépenses contrôlées par les collectivités
locales africaines représentent, en moyenne, moins de 5 % des
ressources budgétaires des pays. En Amérique latine,
20 % de la dépense publique sont décentralisés.
Les difficultés de la métropole sont celles de la plupart
des villes d'Afrique, mais poussées à l'extrême
: le pays a été privé d'aide internationale pendant
près de quinze ans, au moment où le continent africain
affrontait les pièges d'une urbanisation effrénée.
Fermé dans les années 1990 pour sanctionner le régime
répressif du président Gnassingbé Eyadéma,
le robinet de l'aide au développement a commencé à
se rouvrir en novembre 2007, après des élections législatives
jugées satisfaisantes par la communauté internationale.
Entre-temps, la population de Lomé a doublé pour approcher
1,5 million d'habitants. Sans aucun plan d'urbanisme. "La ville
se développe à une vitesse vertigineuse et de façon
anarchique, reconnaît le ministre de l'urbanisme, Issifou Okoulou-Kantchati.
Notre schéma directeur date de 1981, il est totalement dépassé."
Avec dans leurs chéquiers des dizaines de millions d'euros
de subventions, l'Agence française de développement
(AFD), la Commission européenne, la Banque mondiale et la Banque
ouest-africaine de développement découvrent une capitale
où les services urbains les plus élémentaires
sont à reconstruire. "Il y a tant à faire que nous
travaillons de manière éclatée, avec le risque
de manquer de cohérence, observe Denis Legeay, chargé
de programme de la Commission européenne à Lomé.
On n'a pas de réflexion globale sur un schéma général
d'assainissement ou de développement urbain."
Premier signe de la renaissance, des bataillons d'ouvriers écrasés
de chaleur posent des pavés sur la terre rouge des rues principales.
Des chantiers à "haute intensité de main-d’œuvre",
qui visent autant à rendre carrossables les voies défoncées
et à poser des réseaux d'évacuation des eaux
de pluie qu'à distribuer des revenus à la population.
"Le besoin le plus urgent, c'est l'assainissement, estime le
maire de Lomé, Lodé Aouissi. Le deuxième, c'est
le traitement des déchets. Ensuite, il y a les transports en
commun et l'éclairage public, pour combattre l'insécurité."
On pourrait ajouter l'eau potable, alors que 600 000 habitants de
la périphérie ne sont pas connectés à
un réseau déjà sous-alimenté. "Les
habitants creusent leurs propres puits et développent des réseaux
de distribution sauvages, mais sans descendre assez profond : l'eau
qu'ils puisent est polluée par les poubelles", s'inquiète
Komi Adjivon, à la Togolaise des eaux
La ville est devenue une décharge à ciel ouvert depuis
que l'entreprise qui collectait les déchets a jeté l'éponge,
en 1996, restant impayée. Armées de charrettes à
bras, de nombreuses "associations de quartier" ont pris
le relais, déversant les ordures dans des dizaines de dépotoirs
sauvages, voire au coin de la rue. C'est pourtant sur ces associations
que va s'appuyer la municipalité, qui vient de désigner
trente-cinq d'entre elles pour collecter les ordures au nom de la
ville - et lui reverser une part de leurs recettes : "Ces structures
vont devoir se professionnaliser, respecter un tarif unique et déposer
les déchets uniquement dans des conteneurs fermés, que
nous allons installer dans la ville et que des camions viendront chercher
pour les vider dans une véritable décharge", détaille
Guillaume Josse, responsable du projet pour l'Agence française
de développement à Paris. "C'est un système
qui a fait ses preuves et qui permet de continuer à donner
du travail à la population."
En l'absence de cadastre, la collecte des déchets est aussi
un moyen de faire un relevé d'adresses dans toute la ville,
après des années de croissance incontrôlée.
Les cahutes de bric et de broc, dénuées de système
d'assainissement des eaux usées, s'étendent désormais
très au nord de la lagune, y compris dans des zones inondables
mal consolidées par des remblais d'ordures. "Cela diminue
la capacité d'absorption des sols. Et quand vient la saison
des pluies, le ruissellement entraîne toutes sortes de rejets
et de déchets dans la lagune, qui déborde à son
tour dans la ville basse", explique Yves Picard, directeur du
bureau de l'AFD à Lomé, qui finance les travaux de la
lagune.
Début mars, une barge de dragage a commencé à
extraire le sable et la boue du fond des lacs pour augmenter leur
capacité de rétention. Resteront à enlever les
tonnes de déchets qui disputent la surface aux jacinthes d'eau.
Puis à réparer les canalisations qui traversent la ville
sur deux kilomètres, jusqu'à sa longue plage paradisiaque
- et désespérément vide -, pour évacuer
le trop-plein dans l'océan. Avant, peut-être, de pouvoir
transformer les abords de la lagune en parc paysager, dotant enfin
Lomé du poumon vert qui lui fait défaut.
Togo
: trois malfrats abattus par les forces de l'ordre à Lomé
LOME, 18 février (Xinhua) -- Les forces de l'ordre du Togo
ont abattu mercredi matin à Agoè, dans la banlieue de
Lomé, trois malfrats appartenant à un réseau
ayant participé à un braquage dans la nuit de mardi,
a rapporté l'agence privée Savoir News citant la télévision
nationale (TVT).
Ces malfrats ont braqué des individus qui revenaient de l'aéroport,
emportant des portables, des bijoux et une importance somme d'argent.
"Ils ont fait usage de leurs armes en nous intimant l'ordre de
nous coucher. Ils nous ont frappés et nous ont dépouillés",
a témoigné l'une des victimes.
Selon des responsables de la gendarmerie, le réseau a été
démantelé mercredi matin, grâce à l'aide
de la population.
Le phénomène de l'insécurité qui a pris
ces dernières semaines de l'ampleur dans les quartiers de la
capitale togolaise.
Dans un communiqué du conseil des ministres rendu public mercredi
soir, le gouvernement a lancé un appel à la "mobilisation
des forces de l'ordre et de sécurité, de corps judiciaires
et de toute la population, afin de contribuer dynamiquement à
enrayer ce fléau".
"La résurgence de l'insécurité est un frein
aux efforts d'apaisement politique et social, de protection des personnes
et des biens", souligne le communiqué.
Le gouvernement a par ailleurs félicité les forces de
l'ordre et de sécurité pour le travail "remarquable
qu'elles font dans la lutte contre la criminalité " au
Togo.
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