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Togo: Des pays producteurs de cacao débattent de leur repositionnement à Lomé
L''Alliance des pays producteurs de cacao (COPAL) examine, au centre de l'agenda de sa 72e assemblée générale ouverte lundi à Lomé, la révision de ses documents statutaires et la problématique du cacao sur le marché international, a constaté mardi l'Agence Xinhua.

Ces assises vont durer cinq jours et devancent la réunion du Conseil des minsitres des pays producteurs de cacao qui se tiendra vendredi.

Le COPAL regroupe le Brésil, la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Ghana, le Gabon, la république dominicaine, le Sao Tomé et Principe, le Nigeria, la Sierra Leone, la Malaisie et le Togo.

La 72e assemblée débat essentiellement de la révision de la charte d'Abidjan qui représente la constitution de l'Alliance, des discussions qui se tiennent à Londres concernant le nouvel accord international sur le cacao et de la révision des documents statutaires de l'Alliance créée en 1962.

Au terme des travaux, le bureau de l' année cacaoyère 2009- 2010 sera élu alors que le Togo assure actuellement la présidence de cette Alliance.

Selon le Secrétaire général du COPAL, M.Soda Ebai, les prix actuels entre 2.007 et 2.009 dollars la tonne sur le marché de New York pouvaient aller mieux.

« Nous pensson qu'à ce niveau, c'est interressant », a-t-il estimé, relevant que l'essentiel serait « d'améliorer la qualité au lieu de faire de nouvelles plantations » qui, après trois ou quatre ans, augmenteront la production mondiale et provoquer une baisse de prix.

Au Togo, la filière du cacao est confrontée à des difficultés dont la menace de la maladie du Swollen shoots avec une chute de la production qui est passée de 20.000 à 8.000 tonnes. En juin dernier, la Fédération des unions de groupements des producteurs de cacfe-cacao du Togo (FUPROCAT) a bénéficié, avec celui du coton, d'une aide de l'Union européenne de 1,8 milliards de francs Cfa.

M. Anselme Bouthon, responsable du Comité de coordination pour la filière du café-cacao au Togo (CCFCC) rassure que le Togo produit le cacao de qualité.

« Nous avons les structures techniques adaptées pour encadrer les paysans afin de produire la qualité », a insisté M. Bouthon, également président en exercice du COPAL.

Il a expliqué que la direction de la Métrologie au Togo a les structures adaptées, la technologie et l'expérience suffisantes pour permettre de produire la qualité. « Ce que nous cherchons au niveau du Togo, c'est d'améliorer la productivité», a conclu Anselme Bouthon.

Faure : « Quand les temps sont durs, nos valeurs africaines nous recommandent la solidarité »
Le président Faure Gnassingbé amplifie sa politique de développement à la base. Après les zones rurales, il s’attaque aux centres urbains.
Samedi, il s’est rendu dans plusieurs quartiers de Lomé et de ses environs, dont Kodjoviakopé, Amoutivé, Bé et Baguida, pour offrir à des associations et des groupements de pêcheurs et de femmes du matéri Filets de pêche,, congélateurs, glacières ou moulins à maïs ont été remis aux populations par le chef de l’Etat.
« Quand les temps sont durs, nos valeurs africaines nous recommandent la solidarité », à déclaré Faure.
Le président du Togo a clairement indiqué que cette visite n’avait aucun caractère militant : « Je ne suis pas venu vous parler politique, mais développement, santé et éducation qui sont essentiels pour chacun de nous », a souligné le chef de l’Etat. Lomé n’est que la première étape de cette action solidaire. D’autres initiatives du même type seront organisées prochainement dans d’autres villes de l’intérieur. Le président avait à ses côtés le Premier ministre, Gilbert Houngbo et Pacal Bodjona, le ministre de l’Administration territoriale.

Retour progressif des connexions internet
Depuis jeudi, le Togo, et d’autres pays de la région, sont privés de connexions internet. Impossible de surfer et de recevoir ses emails. Une situation pour le moins gênante due à des problèmes techniques sur le câble sous-marin qui alimente les fournisseurs d’accès dont Togo Telecom.
L’incident s’est produit à 25km des côtes béninoises ; un cablier dépêché d’Afrique du Sud devrait arriver sur zone dans 72 heures. L’opérateur public est victime de l’arrêt brutal de la bande passante. Pour soulager ses clients et sans attendre les réparations, Togo Telecom envisage une solution de secours en ayant recours au VSat (internet par satellite).
« C’est une situation extrêmement gênante pour les utilisateurs et nous faisons tout ce que qui est techniquement possible pour rétablir les connexions », a expliqué dimanche à republicoftogo.com Sam Bikassam, le patron de Togo Telecom.
De fait, l’accès à internet était à nouveau possible dimanche après-midi chez certains usagers à Lomé.

Le président du Gabon, Omar Bongo Ondimba, est mort
Le président gabonais Gabon Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 41 ans et doyen des chefs d'Etat africains en exercice, est mort lundi à l'âge de 73 ans en Espagne, ont annoncé les autorités du Gabon dont les frontières ont été fermées dans la foulée.
Le président gabonais Gabon Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 41 ans et doyen des chefs d'Etat africains en exercice, est mort lundi à l'âge de 73 ans en Espagne, ont annoncé les autorités du Gabon dont les frontières ont été fermées dans la foulée.
Omar Bongo Ondimba, hospitalisé dans une clinique espagnole depuis début mai, est mort lundi en début d'après-midi, selon un message écrit du Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong remis aux journalistes à Barcelone après une journée d'incertitudes.
"C'est à 14H30 (12H30 GMT) que l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque", indique ce message.
Selon la Constitution gabonaise, le président du Sénat, actuellement Rose Francine Rogombé, doit assurer la transition jusqu'à un scrutin à programmer au plus tard 45 jours après le constat de la vacance du pouvoir.
A Libreville, le ministère de la Défense, dirigé par Ali Ben Bongo Ondimba, fils du défunt et mentionné comme un des principaux successeurs possibles, a décidé peu après cette annonce "la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes" du pays.
Appelant la population au "patriotisme", il a également annoncé "la mise en place de toutes les composantes des forces de défense sur tout l'ensemble du territoire" et "la sécurisation des sites et des bâtiments administratifs sensibles".
Après 41 ans de pouvoir sans partage, la succession de ce dinosaure s'annonce difficile d'autant que M. Bongo n'a jamais désigné de dauphin.
Soulignant que le président avait "toujours cultivé l'unité et la cohésion des Gabonais pour une paix véritable", M. Eyeghe Ndong a appelé à ses concitoyens à "la préserver dans le respect des institutions".
"En cette circonstance douloureuse, le gouvernement de la République vous invite à rester unis et solidaires dans le recueillement et la dignité", leurs a-t-il lancé depuis Barcelone, dans un message lu par la vice-Premier ministre gabonaise, Georgette Koko, à la télévision nationale.
Le gouvernement a décrété un deuil national de 30 jours, avec mise en berne des drapeaux. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.
Le président français Nicolas Sarkozy a exprimé "beaucoup de tristesse" et assuré que la France était "dans cette épreuve aux cotés du Gabon, de ses institutions et de son peuple".
L'incertitude sur l'état du président gabonais avait persisté toute la journée de lundi.
Sa mort avait d'abord été annoncée dimanche soir par une source proche du gouvernement français. Mais lundi matin, le Premier ministre gabonais avait démenti, affirmant qu'il était "bien en vie".
Finalement quelques heures plus tard deux médias espagnols, le journal catalan La Vanguardia et l'agence Europa Press, citant des sources anonymes proches de son entourage, révélaient la mort d'Omar Bongo lundi après-midi. Une source suivant de près la situation et ayant requis l'anonymat, a indiqué qu'il était décédé à 14H00.
Les autorités gabonaises avaient jusque là soutenu que M. Bongo Ondimba avait été hospitalisé pour un simple "bilan de santé approfondi et des soins appropriés". D'autres sources l'avaient au contraire décrit dans un état "grave", soigné pour un cancer intestinal.
Après l'annonce de son décès dimanche soir depuis la France, M. Eyeghe Ndong avait indiqué que le Gabon allait protester officiellement auprès de Paris pour dénoncer les "dérives répétées de la presse française" sur l'état de santé du président gabonais. L'ambassadeur de France à Libreville, Jean-Didier Roisin, a été convoqué au ministère des Affaires étrangères.
A Libreville, on avait noté dès lundi matin une présence militaire et policière en différents points clés, notamment devant la télévision publique ou encore sur la voie expresse qui entoure la capitale. Les communications, en particulier internet, étaient perturbées.
Jadis considéré comme un petit eldorado pétrolier africain, le Gabon, exportateur de matières premières et importateur de biens manufacturés, est touché de plein fouet par la crise, victime de longues années d'une gestion sans diversification de l'économie et gangrené par la corruption.
Les mouvements de grève dans la fonction publique se sont multipliés avec un risque d'explosion sociale.
Considéré comme un "sage" en Afrique, Omar Bongo était l'un des symboles de la "Françafrique", cette relation complexe entretenue entre Paris et ses ex-colonies d'Afrique, où se mêlent raison d'Etat, lobbies et réseaux politico-affairistes.

France/esclavage: il faut "regarder le passé en face"
BORDEAUX (France) - La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a souhaité dimanche que la France "regarde son passé en face", lors d'une cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage à Bordeaux (sud-ouest), tandis qu'une manifestation a eu lieu à Paris.

"La mémoire n'est rien si elle n'est pas dans le même temps une prise de conscience", a estimé Mme Alliot-Marie lors de l'inauguration au musée d'Aquitaine d'une exposition permanente consacrée au commerce atlantique et à l'esclavage.
"On se grandit à regarder son passé en face, en assumant ses parts d'ombres et ses aspérités, en rejetant la tentation de l'oubli", a-t-elle ajouté.
Bordeaux fut le point de départ entre 1672 et 1837 de près de 500 expéditions maritimes qui déportèrent d'Afrique environ 130.000 esclaves vers les Antilles, occupant la deuxième place derrière le port de Nantes (ouest).
Pour sa part, le maire de Bordeaux Alain Juppé a reconnu que cette inauguration "est le fruit d'un long mûrissement". "Il y a quinze ans, évoquer à Bordeaux la traite négrière et l'esclavage, n'allait pas de soi", a-t-il déclaré.
A Paris, plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour commémorer l'esclavage et demander "réparation" au gouvernement français, à l'appel de plusieurs associations.
"Nos ancêtres méritent plus qu'une commémoration. Il y a eu un préjudice moral, spirituel, physique, dont nous subissons encore les conséquences", a expliqué à l'AFP Joby Valente, vice-présidente du Collectif des filles et fils d'Africains déportés (COFFAD).
"Nous demandons que le 10 mai devienne férié, que les rues qui portent le nom d'un négrier soient débaptisées, et que les manuels scolaires intègrent l'histoire de l'esclavagisme", a ajouté Théo Lubin, président du comité Organisation 10 mai.
L'association Solidarité africaine de France (SAF), a élaboré une "Charte de la réconciliation". "L'objectif est de permettre que des descendants d'esclaves rentrent en Afrique, dans les pays qui seront d'accord, avec un projet, et y fassent du co-développement", a déclaré Guy-Samuel Nyoumsi, président de SAF.
L'esclavage a été aboli, en France, en 1848. Le 10 mai en est la journée commémorative depuis 2006. (AFP / 10 mai 2009)

Trois présidents africains pourraient être poursuivis en France
Mercredi 06 mai 2009
Le pôle financier de Paris juge finalement recevable la plainte déposée contre les présidents congolais Denis Sassou Nguesso, gabonais Omar Bongo et équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema dans l'affaire dite des "biens mal acquis".
Trois présidents africains pourraient être poursuivis en France

AFP - La doyenne des juges du pôle financier de Paris a jugé mardi recevable une plainte visant trois chefs d'Etats africains, dont le Gabonais Omar Bongo, soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.

Dans une ordonnance de recevabilité partielle, la juge Françoise Desset a estimé que la plainte avec constitution de partie civile déposée par l'association Transparence international France (TI), spécialisée dans la lutte contre la corruption, était recevable, l'association ayant, selon son analyse, juridiquement un intérêt à agir.

Déposée le 2 décembre, cette plainte avec constitution de partie civile concerne les chefs de recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicités. Elle vise "les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par Denis Sassou Nguesso (Congo), Omar Bongo Ondimba et Teodoro Obiang (Guinée Equatoriale) ainsi que des membres de leur entourage", affirmait l'organisation non gouvernementale dans un communiqué, le 2 décembre.

La magistrate a en revanche rejeté la constitution de partie civile d'un ressortissant gabonais qui avait également porté plainte dans ce même dossier.

L'ordonnance rendue par la magistrate ouvre la voie à une enquête judiciaire. Le parquet de Paris, qui s'était prononcé contre l'ouverture d'une information judiciaire, dispose désormais de cinq jours pour faire appel.

Dans ses réquisitions prises courant avril, le procureur avait demandé à la doyenne des juges d'instruction de constater l'irrecevabilité de la plainte. Mais la magistrate à qui il revenait de prendre la décision finale n'était pas tenue de suivre l'avis du parquet.

Le parquet de Paris avait auparavant classé sans suite à deux reprises, en novembre 2007 et septembre 2008, des plaintes simples visant les trois chefs d'Etat africains.

Les deux principales cibles de la plainte sont M. Bongo, au pouvoir depuis quarante ans, et M. Sassou Nguesso, ainsi que leurs familles, propriétaires de nombreux biens immobiliers de luxe, selon les plaignants.

Pour M. Bongo et sa famille, la plainte évoque la propriété d'un hôtel particulier et de quatre appartements, tous situés dans le XVIe arrondissement de Paris.

M. Sassou Nguesso possèderait un hôtel particulier de 700 m2, estimé entre 5 et 10 millions d'euros, dans les Yvelines, et un appartement dans le VIIe arrondissement de Paris. Plusieurs biens en région parisienne sont attribués à ses proches.

Leur entourage respectif disposerait également de nombreuses voitures de luxe.

"Il n'y a aucun doute sur le fait que ce patrimoine n'a pu être constitué grâce aux seuls salaires et émoluments de ces chefs d'Etat au sujet desquels il existe de sérieuses présomptions de détournements de fonds publics", explique Transparence international France.

Le président Bongo "conteste absolument les détournements qu'il aurait faits au préjudice de son pays", affirme pour sa part à l'AFP l'un de ses avocats, Me Patrick Maisonneuve.

Le parquet de Monaco a de son côté ordonné le 30 mars l'ouverture d'une enquête sur des comptes qui auraient été ouverts dans la principauté monégasque au nom d'Edith Bongo, l'épouse défunte du chef d'Etat gabonais.

Togo: pas d'émissions interactives "jusqu'à nouvel ordre sur les radios et télévisions"
LOME, 18 avril (Xinhua) -- La Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) a décidé de suspendre toute émission interactive à compter de vendredi et ce, "jusqu'à nouvel ordre sur toutes les radios et télévisions" installées au Togo, en vue "d'éviter des dérapages", suite aux derniers évènements relatifs à la tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat, a rapporté samedi l'agence Savoir News citant un communiqué de cette institution.
Le Togo est secoué ces derniers jours par une affaire de tentative d'attentat contre la sûreté de l'Etat.
Selon un communiqué du procureur de la république Robert Bakaï publié mercredi soir, des "indices graves et concordants" impliquent Kpatcha Gnassingbé, frère du président de la république et député comme "organisateur du complot".
Dans un communiqué, la HAAC "interpelle la presse nationale et l'appelle à plus de retenue et de discernement dans le traitement des informations" concernant ces évènements..
"Afin de permettre à la justice de suivre son cours et de mener dans la sérénité l'instruction de cette affaire, la HAAC demande à tous les organes de presse écrite et audiovisuel, public comme privé de faire montre de responsabilité dans le traitement et la diffusion des informations, commentaires et analyses", indique le communiqué.
"L'inobservation de cette présente mesure, expose les contrevenants à des sanctions disciplinaires", a averti la HAAC.. Vendredi soir, le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé a, dans un message à la télévision nationale (TVT), dénoncé une "tentative de coup d'Etat" contre lui.

ESSOLIZAM GNASSINGBE, L'AUTRE FRERE INTERPELLE DANS L'AFFAIRE DE COMPLOT
Essolizam Edem Gnassingbé, est après Kpatcha, le deuxième demi-frère de Faure interpellé hier dans l’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat ; et le 3è de la famille Gnassingbé, si on y ajoute le capitaine Bagoubadi, fils du défunt Toyi.

Plutôt jeune (27 ans), Essolizam est l’un des trois enfants de Mlle Adoudé Akué avec feu Gnassingbé Eyadéma, avec ses sœurs Némè et Naka.

Avec un niveau BTS, il fait « des affaires ». Il est entre autres transitaire et déclarant en douanes mais surtout Directeur de la société « Ligne de Mire », une agence de communication et de prestations de services.

Connu pour son côté « fêtard et dragueur » on le décrit comme un « garçon très gentil avec un bon cœur, très famille » même si son côté conservateur, mais surtout arrogant et sûr de lui semble agacer plus d’un. Il aurait un grand faible pour les chaussures qu’il collectionne de différentes marques.

Celui qui aime organiser ou participer en spectateur les galas de football les dimanches, est également celui qui a été cité dans certaines affaires de vols de voitures convoyées depuis l’Europe, sans pour autant qu’il y ait eu cependant des poursuites officielles.

Son arrestation, même si elle n’a pas beaucoup surpris, vu sa proximité avec certains des protagonistes du complot présumé, semble avoir marqué son entourage.

Passion du Christ : Journée d’abondantes prières à Lomé
Séances de méditation sous le chaud soleil dans certaines rues de la capitale togolaise, prières et supplications dans certaines Eglises : ce "Vendredi Saint" est un jour de "grâce abondante", selon certains fidèles catholiques.

A la paroisse "Christ Risorto" de Hedzranawoé, plusieurs milliers de fidèles catholiques pour la plupart des jeunes ont prié à travers les rues avant de se retrouver dans l’enceinte de l’Eglise pour une grande séance de prières.
"C’est une souffrance qui mérite d’être vécue chaque année. J'ai coulé des larmes à plusieurs reprises", a confié Paul Noussouvi.
"Moi j’ai pleuré lorsqu’à la 9ème station, Jésus est tombé pour la troisième fois", a avoué une jeune dame avant de conclure : "c’était le comble, lorsque Jésus a été dépouillé de ces vêtements".

Dans sa prière, le prêtre Gilbert Adjasso a invité les fidèles catholiques au "pardon" et à la "reconversion des cœurs".
Le chemin de croix est une cérémonie célébrée chaque année par les fidèles catholiques pour commémorer la passion du Christ.

Travaux de dragage de la lagune Est de Lomé
Lomé, 04/04/2009- Des travaux de dragage sont en cours sur la lagune Est de Lomé afin de restaurer sa capacité de rétention d'eau et d'assurer une parfaite communication hydraulique avec la lagune Ouest, selon les techniciens.
La lagune Est de Lomé, précise-t-on, sert également de canal d’équilibre retenant l’eau en saison de pluie.
Les travaux, financés à hauteur de 1,2 milliard de francs CFA par l'Agence française de développement (AFD), sont exécutés par une entreprise hollandaise, la Dutch maritime management international (DMMI), basée à Accra au Ghana.
Ils consistent à draguer 185 000 m3 de sédiments, constitués d'un mélange de boue, de sable et de déchets, et à curer 20 000 m3 dans le canal.
Les travaux devraient s'achever à la fin de mois de mai.
Le dernier dragage de la lagune Est de Lomé (29 ha de superficie) remonte à plusieurs décennies.

"Lomé la poubelle" veut redevenir "Lomé la belle"
Par Grégoire Allix
Le Monde – Lomé 22.03.09 - Des tapis d'ordures jonchent les rues et, à la veille de la saison des pluies, la lagune menace d'inonder la basse ville de ses eaux fétides. Mais pour Lomé, l'heure du réveil a sonné. Il était temps : les habitants de la capitale du Togo, longtemps considérée comme la plus agréable des cités d'Afrique de l'Ouest, ont troqué son surnom de "Lomé la belle" pour celui de "Lomé la poubelle".
La décentralisation en point de mire
Pour Lomé, foyer de l'opposition au président togolais Faure Gnassingbé, qui a succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, la renaissance de la ville est l'occasion de revendiquer son autonomie face à un gouvernement peu pressé d'appliquer les lois de décentralisation votées en 1998 et en 2007. "L'Etat doit nous transférer des moyens financiers et humains. C'est le seul moyen d'agir avec efficacité", revendique le maire, Lodé Aouissi, pourtant nommé par l'Etat.
Les dépenses contrôlées par les collectivités locales africaines représentent, en moyenne, moins de 5 % des ressources budgétaires des pays. En Amérique latine, 20 % de la dépense publique sont décentralisés.
Les difficultés de la métropole sont celles de la plupart des villes d'Afrique, mais poussées à l'extrême : le pays a été privé d'aide internationale pendant près de quinze ans, au moment où le continent africain affrontait les pièges d'une urbanisation effrénée. Fermé dans les années 1990 pour sanctionner le régime répressif du président Gnassingbé Eyadéma, le robinet de l'aide au développement a commencé à se rouvrir en novembre 2007, après des élections législatives jugées satisfaisantes par la communauté internationale.
Entre-temps, la population de Lomé a doublé pour approcher 1,5 million d'habitants. Sans aucun plan d'urbanisme. "La ville se développe à une vitesse vertigineuse et de façon anarchique, reconnaît le ministre de l'urbanisme, Issifou Okoulou-Kantchati. Notre schéma directeur date de 1981, il est totalement dépassé."
Avec dans leurs chéquiers des dizaines de millions d'euros de subventions, l'Agence française de développement (AFD), la Commission européenne, la Banque mondiale et la Banque ouest-africaine de développement découvrent une capitale où les services urbains les plus élémentaires sont à reconstruire. "Il y a tant à faire que nous travaillons de manière éclatée, avec le risque de manquer de cohérence, observe Denis Legeay, chargé de programme de la Commission européenne à Lomé. On n'a pas de réflexion globale sur un schéma général d'assainissement ou de développement urbain."
Premier signe de la renaissance, des bataillons d'ouvriers écrasés de chaleur posent des pavés sur la terre rouge des rues principales. Des chantiers à "haute intensité de main-d’œuvre", qui visent autant à rendre carrossables les voies défoncées et à poser des réseaux d'évacuation des eaux de pluie qu'à distribuer des revenus à la population. "Le besoin le plus urgent, c'est l'assainissement, estime le maire de Lomé, Lodé Aouissi. Le deuxième, c'est le traitement des déchets. Ensuite, il y a les transports en commun et l'éclairage public, pour combattre l'insécurité."
On pourrait ajouter l'eau potable, alors que 600 000 habitants de la périphérie ne sont pas connectés à un réseau déjà sous-alimenté. "Les habitants creusent leurs propres puits et développent des réseaux de distribution sauvages, mais sans descendre assez profond : l'eau qu'ils puisent est polluée par les poubelles", s'inquiète Komi Adjivon, à la Togolaise des eaux
La ville est devenue une décharge à ciel ouvert depuis que l'entreprise qui collectait les déchets a jeté l'éponge, en 1996, restant impayée. Armées de charrettes à bras, de nombreuses "associations de quartier" ont pris le relais, déversant les ordures dans des dizaines de dépotoirs sauvages, voire au coin de la rue. C'est pourtant sur ces associations que va s'appuyer la municipalité, qui vient de désigner trente-cinq d'entre elles pour collecter les ordures au nom de la ville - et lui reverser une part de leurs recettes : "Ces structures vont devoir se professionnaliser, respecter un tarif unique et déposer les déchets uniquement dans des conteneurs fermés, que nous allons installer dans la ville et que des camions viendront chercher pour les vider dans une véritable décharge", détaille Guillaume Josse, responsable du projet pour l'Agence française de développement à Paris. "C'est un système qui a fait ses preuves et qui permet de continuer à donner du travail à la population."
En l'absence de cadastre, la collecte des déchets est aussi un moyen de faire un relevé d'adresses dans toute la ville, après des années de croissance incontrôlée. Les cahutes de bric et de broc, dénuées de système d'assainissement des eaux usées, s'étendent désormais très au nord de la lagune, y compris dans des zones inondables mal consolidées par des remblais d'ordures. "Cela diminue la capacité d'absorption des sols. Et quand vient la saison des pluies, le ruissellement entraîne toutes sortes de rejets et de déchets dans la lagune, qui déborde à son tour dans la ville basse", explique Yves Picard, directeur du bureau de l'AFD à Lomé, qui finance les travaux de la lagune.
Début mars, une barge de dragage a commencé à extraire le sable et la boue du fond des lacs pour augmenter leur capacité de rétention. Resteront à enlever les tonnes de déchets qui disputent la surface aux jacinthes d'eau. Puis à réparer les canalisations qui traversent la ville sur deux kilomètres, jusqu'à sa longue plage paradisiaque - et désespérément vide -, pour évacuer le trop-plein dans l'océan. Avant, peut-être, de pouvoir transformer les abords de la lagune en parc paysager, dotant enfin Lomé du poumon vert qui lui fait défaut.

Togo : trois malfrats abattus par les forces de l'ordre à Lomé
LOME, 18 février (Xinhua) -- Les forces de l'ordre du Togo ont abattu mercredi matin à Agoè, dans la banlieue de Lomé, trois malfrats appartenant à un réseau ayant participé à un braquage dans la nuit de mardi, a rapporté l'agence privée Savoir News citant la télévision nationale (TVT).
Ces malfrats ont braqué des individus qui revenaient de l'aéroport, emportant des portables, des bijoux et une importance somme d'argent.
"Ils ont fait usage de leurs armes en nous intimant l'ordre de nous coucher. Ils nous ont frappés et nous ont dépouillés", a témoigné l'une des victimes.
Selon des responsables de la gendarmerie, le réseau a été démantelé mercredi matin, grâce à l'aide de la population.
Le phénomène de l'insécurité qui a pris ces dernières semaines de l'ampleur dans les quartiers de la capitale togolaise.
Dans un communiqué du conseil des ministres rendu public mercredi soir, le gouvernement a lancé un appel à la "mobilisation des forces de l'ordre et de sécurité, de corps judiciaires et de toute la population, afin de contribuer dynamiquement à enrayer ce fléau".
"La résurgence de l'insécurité est un frein aux efforts d'apaisement politique et social, de protection des personnes et des biens", souligne le communiqué.
Le gouvernement a par ailleurs félicité les forces de l'ordre et de sécurité pour le travail "remarquable qu'elles font dans la lutte contre la criminalité " au Togo.

 

 



 

 

 

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